La sorcière au dragon – Chapitre 1


Il était une fois, il y a de cela fort longtemps, dans un autre temps, un autre lieu, dans une autre époque une sorcière que l’on nommait Genny. Ce n’était bien sur pas son vrai nom. Son véritable nom était secret, comme ça le dit, un secret ça ne se répète pas. Mais comme il faut bien nommer les choses et les personnes, ses parents la nommèrent Genny. Pourquoi Genny ? Je ne sais pas, peut-être ses parents furent-ils inspirés par une personne ou peut-être qu’ils trouvèrent que cela faisait jolie c’est tout. Qui sait ce que les parents humains ont en tête lorsqu’ils nomment leur enfant. Certains choisissent un nom comme celui des oiseaux, comme les rivières, comme les rois anciens et certains comme des ustensiles de cuisine. Spatule, mais quel genre de parents peut affubler son enfant d’un nom pareil ? Enfin… je ne comprendrai jamais les humains. J’imagine que parfois il ne faut pas chercher tellement loin et simplement prendre les choses comme elles sont, c’est-à-dire un peu insensée et sans raison.

Mais où en étais-je ? Ah oui ! Il était une fois, il y a de cela fort longtemps, dans… bon je vous épargne le reste… une sorcière qui s’appelait Genny. Mais attention ! Ne vous y trompez pas, cette sorcière n’était pas comme les autres, elle était MA sorcière et ceci est le début de notre histoire.

Un jour alors que je n’étais qu’un œuf et que mon esprit vagabondait encore par mont et par vaux et elle encore une toute jeune enfant, nos deux esprits se rencontrèrent par hasard et fusionnèrent. J’ai dit hasard, mais en fait le hasard n’existe pas, toutes les voies possibles sont écrites et ils nous appartiennent de choisir notre chemin. Bon… il est vrai aussi que parfois le chemin n’existe pas et que nous le créons… mais voulez-vous vraiment que je m’embarque dans des explications ésotériques et spirituelles compliquées? Vous n’êtes qu’humain après tout, il ne faut pas trop vous en demander non plus. Et puis, en son temps et au bon moment pour votre âme et conscience, tout vous apparaîtra et vous comprendrez alors clairement ce que je voulais dire par là. Encore une fois, je digresse. Désolée, c’est une mauvaise habitude que j’ai. Je disais donc que nos esprits se sont rencontrés et ont fusionné. Nous sommes devenus Un tout en demeurant Deux. Difficile à comprendre me direz-vous. Peut-être. Mais sachez que quand il s’agit de magie, tout est possible surtout s’il est écrit que deux esprits doivent se rencontrer. Et cette histoire parle justement de rencontre, d’union de l’âme, de l’esprit et surtout… de magie.

Chapitre 1

Un jour alors qu’elle n’avait peut-être que deux ou trois ans, la jeune Genny jouait seule dans un champs. C’était déjà une enfant sage, mais surtout solitaire. Elle n’avait pour seule compagnie que ses parents et les petits animaux et insectes du coin. Il lui arrivait donc parfois de partir en exploration, jamais très loin, toujours près du regard de ses parents. Et à cet âge-là les petits humains ne sont pas très autonomes et surtout ils sont très craquants sous la dent pour tous les prédateurs humains, animaux ou monstrueux du coin. Alors généralement, les humains ont leurs petits à l’œil pendant longtemps. Cependant, en cette magnifique journée ensoleillée, la petite Genny s’éloigna plus que d’habitude. Ses parents étaient à la maison et vaquaient à leurs occupations d’adultes humains, vous savez… ranger, faire la vaisselle, la lessive, le balayage, l’époussetage, retirer les mauvaises herbes, récolter les légumes pour le souper., etc. Bref, vous savez le genre de choses auxquelles les humains s’adonnent en général dans une maisonnette. Ainsi la jeune enfant s’éloigna plus que d’habitude et ses parents ne s’en aperçurent pas tellement ils étaient absorbés par leurs activités quotidiennes. Ce qui pourtant n’était pas dans leur habitude d’oublier la petite. Mais si vous vous souvenez, je vous ai déjà dit qu’il n’y avait pas de hasard et que notre rencontre était écrite, ou du moins, le chemin menant à cette rencontre.

Genny commença par jouer dans le champs en face de chez elle, puis elle suivi un papillon bleu ou était-ce une libellule. Elle couru gaiement par ci, par là en suivant le si beau papillon libellule. Pour finir, elle se retrouva à vagabonder dans la foret pas si loin de son domicile. Un chemin s’ouvrait tout naturellement devant elle. Les branches s’écartaient à son passage, les ronces reculaient et les feuilles s’inclinaient devant elle. Les fleurs semblaient plus brillantes, les chants d’oiseaux plus clairs et enjôleurs. La petite était toute émerveillée de toutes ces splendeurs. Ce n’était pourtant pas une foret plus magique que les autres, on pourrait même dire que c’était une foret qui n’était pas magique du tout. Les parents de la petite avaient même choisi ce coin-ci du pays justement pour cette raison, il n’y avait pas de magie dans les environs et peu ou pas de monstrueux. Les prédateurs animaux se faisaient rares, car chassés trop souvent pas les humains. C’était donc un coin de pays et une foret tout ce qu’il y avait de plus ordinaire. On n’aurait pas pu trouver endroit plus plate et ordinaire.

Alors pourquoi tout ce retournement ? Pourquoi les branches s’écartaient-elles à son passage, pourquoi les oiseaux gazouillaient autant et pourquoi les fleurs étaient-elles si resplendissantes et délicieusement odorantes ? C’était la petite évidemment ! Ne vous trompez pas, elle n’était pas un être magique loin de là. Non, c’était plutôt que la magie irradiait à travers elle et qu’elle cherchait à sortir par tous les pores de sa peau. Vous ne comprenez pas la différence ? Comment vous dire ?… Disons qu’elle n’était pas magique en elle-même, mais qu’elle était comme un canal qui permettait à toute la magie alentour, la moindre petite étincelle, de sortir au grand jour. Et comme la petite Genny était née dans une famille aimante avec des parents sincères et généreux, et bien disons que toute la magie qu’elle attirait en elle et à travers elle, était teintée d’Amour et de Joie.

C’était d’ailleurs une chance énorme pour son entourage que ce fut la magie de l’Amour qui cherchait ainsi à s’évader et se répandre. Car fut-elle née dans une famille misérable avec des parents exécrables que je n’ose imaginer les ravages, les fléaux et les horreurs qu’elle aurait ainsi invoqué et qui se seraient répandu de par le monde… Mais comme elle était très aimée et qu’elle se sentait choyée et protégée, c’est l’Amour qu’elle répandait sans le vouloir partout autour d’elle. C’est donc pourquoi la foret et ses habitants étaient plus qu’accommodants et compatissants envers le passage de cette petite fillette dans ses sentiers.

Après avoir parcouru quand même plusieurs centaines de mètres au sein de la foret, la petite Genny fut envahie d’une grande fatigue. N’oubliez pas qu’elle avait seulement deux ou trois ans. Une si longue balade pour une si petite enfant c’est très long et demandant physiquement. Comme par hasard, c’est alors qu’elle arriva dans une jolie petite clairière toute illuminée du soleil du début d’après-midi. La petite bailla et regarda alentour d’elle. Il faisait chaud sous le soleil et cela l’endormait. De plus, l’heure de sa sieste était passée depuis quelques temps déjà et une langueur en elle se faisait sentir.

Évidemment, c’est à ce moment que ses parents s’aperçurent de son absence. N’ayant pas vue les heures passées, sa mère voulait aller la mettre illico au lit, mais elle ne l’a trouva nulle part. Elle ne s’inquiéta pas tout de suite. Elle pensa que la petite était avec son père au jardin. Elle alla donc trouver son mari.

  • Mon époux, l’heure de la sieste de la petite est depuis longtemps passée. Il faudrait la coucher maintenant avant qu’elle ne soit trop fatiguée pour le repas du soir. Et tu sais combien elle peut être marabout lorsqu’elle ne dort pas suffisamment.

Le mari, d’ordinaire plutôt allumé, regarda sa femme avec un regard de totale d’incompréhension. Ce qui eut tôt fait de faire paniquer la pauvre femme. C’est alors qu’elle se mit à crier «Genny… Genny… Genny…» en courant un peu partout alentour de la maison. Son mari compris alors le désarroi de sa femme et se mis aussitôt à chercher son précieux petit enfant. «Ma petite fille, son cœur se serra dans sa poitrine, faites-qu’il ne soit rien arrivé de grave à ma chère petite fille.» Ils la cherchèrent partout dans la maison et dans les alentours, mais ne la trouvèrent pas.

Pendant que ses parents la cherchait, la petite Genny s’aventurait de plus en plus loin dans la foret et comme je vous le disais plus tôt, elle arriva enfin à une jolie clairière. Un petit lapin tout mignon bondit devant elle et la petite fille essaya de l’attraper. Mais le jeune lapereau fut plus rapide et échappa de peu à ses petites mains potelées. En courant, la petite s’enfargea dans une racine et s’étala de tout son long. Elle fut sur le point de pleurer, étant habituée à voir sa mère accourir effrayée lorsqu’elle tombait. Mais cette dernière n’était pas là et de plus, elle n’avait pas mal. Le petit lapin tout mignon revint sur ses pas et vint s’asseoir devant elle. La petite fille toute heureuse éclata d’un petit rire cristallin d’où perçait l’harmonie et la joie. Elle était tombée sur un lit bien épais de trèfles que justement le lapereau se fit un plaisir de déguster.

La petite se senti de plus en plus fatiguée et comme le sol était plus que confortable, elle se coucha et s’endormit. Ses adorables, soyeux et bien épais cheveux bruns formaient comme une couronne autour de sa tête toute mignonne. Elle était vraiment à croquer. Et il était bien heureux pour elle qu’aucun prédateur ne se trouvait à proximité, car elle aurait fait une repas plus que délicieux.

Il se trouve que ma chère petite Genny ne s’était pas endormie n’importe où dans cette foret qui devait être la plus ordinaire de ce coin de pays. Au non loin de là! Cette chère enfant s’était endormie dans un cercle de fée. Vous savez ces ronds de champignons qu’on appelle aussi rond de sorcière. De plus, ce n’était pas juste un petit rond de champignons ordinaires vous vous en doutez bien. Ce rond de sorcière était magique, on pouvait même dire que c’était le seul élément magique de tout le pays. Et il avait fallu que cette petite enfant s’endorme direct en son milieu.

Cercle de fée, rond de sorcière

Ses parents pendant ce temps étaient terriblement inquiets. Ils étaient même allés chercher les voisins qui n’étaient pourtant pas tout proche, pour les aider à chercher leur précieuse enfant. Partout ils criaient nom, mais mis à part faire peur aux oiseaux et autres petits animaux, personne ne leur répondit. Et la peur s’insinua de plus en plus dans leur cœur de mortel. Ils ne pouvaient bien entendu pas savoir que leur petite Genny dormait bien tranquillement au milieu du boisé près de leur maison.

Lorsqu’elle dormit d’un sommeil profond, son âme s’échappa de son corps. Un effet du cercle de fée. Son âme se retrouva soudainement libre et pleine de curiosité, elle commença à s’éloigner tranquillement de son corps pour explorer les environs. Et c’est alors qu’elle sorti du cercle de fée et de son effet protecteur. Tous les prédateurs monstrueux à des milles alentours sentirent une âme seule sans protection et en cela, ils flairèrent une proie facile et ils accoururent tous autant qu’ils sont.

La petite âme parcourait la foret avec curiosité et tout l’émerveillait. Et comme elle irradiait la magie, car celle-ci s’écoulait librement à travers elle, tout ce qu’elle touchait s’irradiait et resplendissait. N’oubliez pas que c’était une petite âme remplie d’amour. Un premier monstrueux arriva tout près et fut sur le point de la croquer lorsqu’un autre monstrueux lui sauta à la gorge voulant être le premier à s’empiffrer d’une si belle âme. Cette dernière ne les vit pas ni ne les entendit, car elle ne connaissait pas la souffrance ni la peur. Les deux monstrueux s’entredéchirèrent et disparurent. La petite âme poursuivit son chemin parmi les sentiers de la foret. Puis un troisième monstrueux arriva. Celui-là, c’était un gros, un puissant et un très vilain. Il appararut face à elle au détour d’un chemin.

Au début, la petite âme n’eut pas peur, elle ne savait pas ce que c’était de toute façon. Mais le monstrueux aimait tout particulièrement quand ses proies étaient terrifiées et horrifiées, il trouvait que cela leur donnait un petit goût particulièrement piquant qui excitait agréablement ses papilles. Alors il se gonfla, enfla sa poitrine, fit allonger ses crocs et ses griffes et fit son plus horrible sourire. Un sourire qui aurait fait fondre en larme en pierre.

Et c’est alors, et seulement alors que la petite âme pleine d’amour eut peur. Une peur terrible. Un sentiment qu’elle n’avait jamais connu qui explosa en elle et qui expulsa tout l’amour qui avait en elle pour la remplacer par un sentiment de terreur abjecte. La petite âme cria, que dis-je, elle HURLA ! Mais hurla si fort ! Au début le monstrueux était content de l’effet qu’il eut sur elle. La petite âme continuait de hurler, mais elle hurlait si fort qu’elle expulsait et amplifiait à l’intérieur d’elle toute la peur et l’horreur que le monstrueux avait fait naître en elle. C’était un sentiment si abjecte que cela eu un effet réel sur la foret.

Si vous vous souvenez, je vous ai dit que la petite était un canal pour la magie. Un canal puissant, très puissant. Ainsi l’Amour qui s’écoulait normalement de son canal magique, se transforma en horreur, en terreur, en peur, en désarroi, en abandon, en triste, en colère, en haine. Tout ce qui fait qu’un cœur devient sombre commença à s’écouler du canal de la petite âme qui était si peu de temps auparavant jolie et resplendissante. Lentement mais surement, la petite âme auparavant si lumineuse devint de plus en plus sombre.

La petite âme continuait de hurler toute la terreur du monde, toute l’horreur du monde. Son cri devint si puissant que j’entendis son appel alors que j’étais pourtant si loin. Je n’étais alors qu’un esprit qui attendait que son œuf éclot. Mais j’entendis son appel de détresse. Je dirais même qu’il me transperça le cœur. Pourtant je n’en avais pas encore puisque mon œuf n’avait pas éclot et que je n’étais que pur esprit. Néanmoins, j’entendis son appel aussi surement que si l’on m’aurait hurler dans le creux de l’oreille. Son cri m’appelait si intensément que je bondis à sa recherche. Je parcourut des milles et des kilomètres, je traversais des montages, des déserts et des villages. Je volais telle une fusée, telle une comète. Nulle au monde ne parcourut autant de distance en si peu de temps. Je ressentais l’appel de la petite âme si intensément dans tout mon être esprit. Je me devais d’arriver. Je devais d’arriver à temps. Je n’aurais pu supporter de ne pas répondre à son appel ou d’arriver en retard.

Ses parents l’entendirent également dans leur cœur et ils se pressèrent de trouver leur fille, leur si chère enfant. Leur petite Genny. Ils se dirigeait aussi rapidement qu’ils le pouvaient au travers des branches et des ronces qui ne leur facilitaient pas la vie bien au contraire. Ils sortirent même les haches et les manchettes pour se frayer un passage, comme si toute la foret se liguait soudainement contre eux. Curieusement, la foret n’en voulait pas du tout aux parents de la petite et ne cherchait pas vraiment à les ralentir. C’était plutôt la terreur ressentie par la petite âme qui assombrissait tout autour d’elle dans un rayon de plus en plus grand. Ainsi la foret auparavant si accueillante se faisait maintenant sombre, lugubre, pleine de sons étranges et d’animaux inquiétants.

Le monstrueux qui était bien content de voir sa victime si terrifiée, commençait tout de même à avoir des doutes et à lui-même trouver les alentours étranges, je dirais même hostiles à sa présence. C’était pourtant lui le monstrueux le plus féroce à des milles à la ronde et il avait du parcourir beaucoup de distance pour finalement arriver face à sa proie, cette si jolie âme qui bizarrement lui semblait de plus en plus… monstrueuse.

Il recula d’un pas, incertain de l’attitude à adopter. Il était venu pour croquer une belle petite âme et il avait maintenant devant lui… et bien il ne savait plus ce qu’il avait devant lui. Et c’est alors que j’arrivai enfin.

Je vis cette magnifique petite âme merveilleuse en train d’être pervertie par la terreur et l’horreur. Je vis cette magnifique petite âme qui se tourna vers moi et qui me regarda dans les yeux. Ses yeux… si accueillant, si mystérieux, si jeune et si puissant à la fois. Des yeux qui me demandaient secours, des yeux qui se sentaient s’éteindre au profit d’une noirceur incommensurable. Je ne fis ni une ni deux et je me joignis à la petite âme. J’étais pur esprit, je vous l’ai déjà dit. Ne m’étant pas encore incarnée, mon corps n’était pas encore prêt, je pus me joindre à la petite âme. Et sans que je comprenne vraiment ce qui m’arrivai, je fusionnai avec la petite âme.

Illustration: « New Friend » par Felicia Chen

Et je devins elle et moi. Moi et elle. Nous devinrent Un.

Ma propre énergie était très puissante et je le devins encore plus, nous le devinrent encore plus en fusionnant ensemble. Miraculeusement, grâce à mon esprit, je peux endiguer le flot d’horreur qui se déversait de son canal magique. Comme j’étais moi-même une créature bienfaisante, au contact des yeux si magnifiques de ma petite âme, je devins encore plus resplendissante. Et grâce à ma nouvelle magnificence et au peu d’amour intérieur qui restait encore en elle, je renversai le flot de terreur et c’est de nouveau l’Amour qui s’écoula en elle.

Mais il restait tout de même un fond de colère en nous, en fait c’était surement ma colère à moi. Ma colère naturelle contre le monstrueux qui avait osé lui faire du tort, qui avait osé lui faire peur, qui avait osé vouloir croquer ma si jolie petite âme. Et je grandis en elle et je grandis encore et je devins gigantesque, je devins aussi grand que lorsque mon œuf aurait éclot et que je serais devenu un adulte de mon espèce. Je tournai mon regard de braise plein de colère vertueuse vers le monstrueux qui se trouvait toujours face à nous.

Ce dernier recula encore d’un pas ou deux. Manifestement, il c’était passé quelque chose au delà de sa compréhension et il était maintenant en mauvaise posture. Il avait beau être le plus monstrueux du pays, il n’était clairement pas de taille face à moi et à ma petite âme. C’est alors que j’inspirai très profondément et que je ressenti en moi toute la peur et la haine qu’il avait fait surgir de ma si jolie petite âme. Il avait tenté de la pervertir et sans mon arrivée inopinée, il y serait arrivé et qui sait ce qui serait alors arrivée au Monde. J’étais terriblement en colère. Un colère immense et horrible. Je sentais que je devais l’expurger de moi pour vider ma petite âme de toute cette noirceur. Mon esprit et mon corps pas encore né pouvait très bien supporter toute cette colère sans être pervertis, ils sont assez puissants pour cela et c’est aussi un peu dans leur nature profonde, mais ma jolie petite âme était d’un autre acabit.

Et c’est alors que je mugis, je soufflai sur le monstrueux tout le feu que j’avais en moi. Un immense jet de flamme sorti de ma bouche/gueule et enflamma le monstrueux qui hurla à la mort pendant quelques petites secondes pour finalement disparaître dans un souffle de cendre grise.

Je senti ma petite âme soulagée et reconnaissante d’avoir endiguée le flot de noirceur qui s’était déversé en elle par son canal magique. Elle et moi, tout en un, nous retournâmes au rond de sorcière. Nous poussâmes un profond soupir et nous nous séparâmes. La si jolie petite âme me regarda avec bienveillance et amour. Elle me pris dans ses bras et me serra si fort. Je fus remplis d’un immense amour, un amour si puissant. Comme si l’univers entier m’embrassait et me donnait son joie. Des larmes de reconnaissances et de bonheur coulèrent de mes yeux d’esprit. Je remarquai distraitement que partout où mes larmes étaient tombées, de magnifiques fleurs avaient jaillies.

La petite âme traversa la barrière protectrice du cercle de fée et réintégra le corps de ma magnifique petite Genny. Ah… elle était si petite et adorable alors. Non pas qu’elle ne l’est plus aujourd’hui. Non c’est plutôt que… mais enfin vous savez comment les petits enfants humains sont tout mignons… La petite cligna des yeux et se les frotta pour en chasser le sommeil. Au loin j’entendis les cris de ses parents. Il était temps que je reparte, je sentais mon œuf qui m’appelait. Il était sur le point d’éclore. Toute l’énergie que j’avais libérée aujourd’hui en plus de tout l’amour que j’avais reçu de ma petite âme l’avait remplie d’énergie et j’étais maintenant prêt à venir au monde.

Sachant ses parents tout proches et les monstrueux au loin maintenant, je quittai rapidement les lieux pour rejoindre mon oeuf.

Ses parents la trouvèrent enfin. Ils pleurèrent tous de joie et de bonheur de l’avoir retrouvée saine et sauve de surcroît. Ils retournèrent tous ensemble à la maisonnette et sa maman lui fit des crêpes pour le repas du soir, parce que vous savez les crêpes c’est réconfortant et qu’avec toutes ces émotions, toute la petite famille avait bien besoin d’un petit baume au cœur comme le sont les crêpes.

FIN

du chapitre 1. Ne vous inquiétez pas, nos aventures ne sont pas terminées, elles ne font que commencées. Je vous reviendrai bientôt avec la suite.


12 réflexions sur “La sorcière au dragon – Chapitre 1

  1. Coucou Aragonne,

    Que j’aime cette histoire, tu as touché mon coeur, j’ai pleuré tout au long de ton histoire, et en t’écrivant je pleure encore, C’est de l’Amour pur dans sa forme d’innocence, je vivais moi aussi avec vous deux dans ces bois, je faisais parti aussi de vous deux, alors nous étions 3 à combattre.

    J’ai senti la magie, je pouvais ressentir ce bois, je ressentais cette puissance d’amour en toi et cette petite fille, et ce désarrois de ses parents. je sentais que je vivais une histoire véridique, et j’ai senti que je n’existais plus dans ce monde 3D, mais que je faisais parti de ton histoire, comme si j’appartenais à ton monde, je sentais que ce monde et cette histoire existent dans la une réalité autre de ce que l’on vit sur terre, et tu as fait en sorte que je me rappelle que moi aussi j’ai vécu dans d’autres mondes.

    Je sens la réalité que tu as du vivre dans ces histoire que tu contes avec tant d’innocence, et tu sais mettre dans présent 3D une réalité magique de d’autres mondes, je suis certain que tu as vivres des tas d’histoires dans des dimensions où tout est si différent de la dimension 3D de la terre, tout en demeurant au présent de la 3D, tu es capable de faire vivre ces autres réalités que tu as vécu.

    Tu me fais rêver, je rêve de tous ces endroits dans d’autres mondes et dans ces autres dimensions dont je me rappelle dans mes rêves mais aussi dans des visions qui hantent mon coeur, et je sais Aragonne que toi et moi nous nous sommes rencontrés dans d’autres mondes, je sens en moi que je te connais, je sens que tu n’es que de passage dans ce monde, je ne sais pas pour quelle raison tu t’es incarné dans ce monde, et tu vois l’Ange, j’ai beau cherché depuis des millénaires et je ne trouve pas pourquoi je suis venu ici pour me perdre, et j’ai beau utilisé la magie et l’Amour, et je ne suis pas capable de faire comme dans ton histoire.

    Aragonne, Tu vois, je dois repartir dans mon histoire, car avant de venir m’incarner, au commencement de toit, avant que toute vie existe, je vivais dans l’univers dans une forme énergétique avec les étoiles et les galaxies, et depuis que je suis conscient de ma réalité, je pars le jour et la nuit dans les étoiles, j’aimerais retourner chez-moi, et y vivre ce que je vivais comme avant, si tu savais à quel point ça me manque, j’en suis triste, ton histoire m’a fait vivre tant de choses.

    Bravo Aragonne, c’est magique, merveilleux et puissant ce que tu peux ouvrir dans les consciences avec tes histoires, tu es magiques, tu es une magicienne, essais de te rappeler qui tu es vraiment, demande à l’Amour qui est le Créateur de toutes choses de te montrer qui tu ES, tu seras remplie d’histoires de tes vies dans les dimensions et les autres mondes, souviens toi de toi, moi je sais qui tu ES.

      1. Coucou Aragonne,

        Je vais bien, je n’ai rien reçu de toi dernièrement, dis-moi sous quel titre tu m’écris, j’attendais ton courriel, je te redonne mon adresse courriel, et si ça fonctionne pas je t’en donnerai une autre.

        charles_cauchon@hotmail.com

    1. J’ai trouvé mon chapitre 2… il sera plus douloureux cependant. Je pense que c’est une partie de l’histoire qui a besoin d’être écrite et diffusée pour se libérer, délivrer… je ne pensais pas avoir besoin de l’écrire, mais la nécessité de le faire m’est clairement apparu hier soir dans la nuit.

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