La déesse en moi


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Les 4 archétypes http://www.etre-et-feminin.com/#!Arch%C3%A9types-du-F%C3%A9minin/ctu0/A761FD9D-BA42-48FF-A8A4-7C5F6FAF9A5A

On ne cesse de vouloir parfaire la Femme, de se l’approprier, de s’attribuer son pouvoir de vie, son pouvoir de création. Au lieu de l’inspirer, de la faire étinceler et qu’elle fasse briller ensuite le monde autour d’elle, on chercher continuellement à l’éteindre, à la cacher, à la contrôler ou la tenir en laisse. On croit son pouvoir destructeur, alors qu’il est régénérateur. Imaginer le potentiel de créativité et de magnificence lorsque l’Homme et la Femme marcheront main dans la main pour créer un futur généreux, accueillant et souriant.

En entendant ce jour bienheureux…

La femme, cette créature qui doit être parfaite en tout point

Certains la terre sous des couches de vêtements (hijab, burkini, burqa, tchador, voile, vêtements longs, etc.). Aucun petit bout de peau ou de cheveux ne doit transparaître à l’extérieur de sa maison. Seuls son mari ou les membres de sa proche parenté ont droit de la regarder. Elle est soumise et consentante. Elle n’a pas de droit, mais elle est remplie de devoirs et de responsabilités envers les autres et si peu envers elle-même. Elle règne sur la maisonnée, mais elle n’est pas responsable de sa vie. Elle n’a pas droit au plaisir, elle peut être excisée, brutalisée ou tuée sans remords. Elle ne sert qu’à la reproduction de la lignée ou à prendre soin des parents vieillissants et des enfants. La femme est un objet de convoitise, elle est secrète et taboue. Elle ne s’appartient pas, elle appartient à son époux, à son père ou à sa famille.

Certains la déshabillent pour ne cacher que le strict minimum ou ne rien cacher du tout. La femme est un trophée, objet sexuel, désirable, sexy et possédable. Elle est un bien qu’on acquiert. Elle a des courbes, des seins hauts et fermes, des fesses musclées et rebondies ainsi que des jambes longues et fuselées. Elle est mince et joliment musclée, elle est sans poil, ni au pubis, ni aux aisselles, ni sur les jambes. Elle est toujours bien habillée, maquillée, manucurée, épilée et reposée. Elle ne s’appartient pas, elle appartient à tous ceux qui veulent payer pour la regarder, la toucher.

Certains l’enchaînent au foyer. Une parfaite mère pour une famille parfaite. La maison est «Spic and Span», nickel, pas de poussière, pas de traînerie. Tous les repas sains, bio, sans gluten, sans sucre, sans gras trans, faits à la main avec amour et prêts lorsque le gentil mari rentre du travail, pour les lunchs du lendemain ou lorsque les enfants ont besoin de biscuits pour l’activité de l’école. Les leçons et devoirs des enfants faits à l’heure; les enfants inscrits à plein d’activités culturelles, musicales et sportives pour ne pas qu’ils s’ennuient à la maison et qu’ils soient au top de leur classe. Elle est soccer «mom, hockey mom, etc.» Elle ne s’appartient pas, elle appartient à sa famille et à son univers social.

Certains l’attachent au boulot. C’est une professionnelle hors pair, une workolic, sa famille c’est le travail. Toujours au top, performante, consacrant ses heures sans les compter à ses projets professionnelles.  Elle est toujours bien habillée, maquillée, manucurée, épilée. Rien ne lui échappe. Elle est sexy, mais pas trop. Intelligente, mais pas trop. Elle connaît sa valeur, mais ne parait jamais arrogante. Elle est fonceuse, mais pas trop. Elle a de l’argent, mais pas trop ou n’en fait pas l’étalage. Elle est au service de qui l’emploi. Elle ne s’appartient pas, elle appartient à son patron, à son entreprise.

Et il y a les autres. Les «superwomen», celles qui sont tout cela à la fois. Celles qui sont le modèle parfait que la société leur dicte. Elles sont sensibles, mais pas émotives. Elles sont spirituelles, mais pas sorcière. Elles savent se défendre, mais elles ne sont pas violentes. Elles ont du caractère, mais ne sont jamais en colère. Elles ont de l’influence, mais n’aiment pas le pouvoir. Ces superwomen ne sont plus variables, ne sont plus cycliques. Elles sont stables et invariables. En fait, la superwoman que la société voudrait créer n’est plus une femme et n’a plus aucune divinité en elle.

Les quatre archétypes du divin féminin

Comme la Terre, la femme est cyclique. Comme elle, elle varie au rythme des saisons, des marées, de la lunaison et de ses propres menstruations. On peut voir l’ensemble de son cycle selon quatre archétypes : la Mère, la Jeune fille, l’Enchanteresse et la Vieille femme.

Certains l’aiment, l’adorent. C’est notre Mère à tous. Elle prend soin des plus petits, des plus grands, des plus faibles et des plus forts. Sans elle, il n’y a pas de génération future. Elle est chaleur et abondance. Elle est l’été et évolue sous la pleine lune. Elle ne s’appartient pas, elle appartient à la Vie.

Certains l’idéalisent et la vénèrent. Elle est la Vierge, intouchable, car trop pure. C’est la jeune fille rafraichissante promise à un bel avenir. Elle est forte, indépendante et incorruptible. Elle est le printemps et évolue sous la lune montante. Elle ne s’appartient pas, elle appartient à Dieu.

Certains la craignent, à juste titre. Elle est puissante, flamboyante, ensorcelante. Sa colère est terrible, mais sa créativité merveilleuse. C’est l’enchanteresse. Elle est l’automne et évolue sous la lune descendante. Elle ne s’appartient pas non plus, elle appartient à ses émotions et à ses passions.

Certains la rejettent, la dédaignent ou la fuient, pourtant elle est pleine de sagesse et elle possède une connaissance infinie du monde et de l’univers. C’est la vieille femme, l’ancêtre, la vieille sorcière. C’est la «crone», elle peut être désagréable, malicieuse ou même sinistre. Peut-être parce qu’à son âge on n’en a rien à foutre. Elle est magique et surnaturelle. Elle a accès au monde des esprits. Elle peut être aidante ou vraiment chiante. Elle est l’hiver et évolue sous la lune noire. Elle ne s’appartient pas non plus, elle appartient à la Terre.

Qu’est-ce que la Femme ?

Une femme c’est tout cela. Hautement connectée au cycle de la Lune et de la Terre, au rythme de la nature, des saisons. Nous sommes donc cycliques et hautement variables. Montantes et descendantes comme les marées. Et il en est de même de nos humeurs. Renier celles-ci, c’est nier notre nature profonde. Ne pas respecter les besoins inhérents à chacun des stades de notre cycle, nous déconnecte de notre nature divine et nous déphase dans le rythme de la vie courante. Une femme qui renie ou ne respecte pas son cycle et ses besoins cycliques devient déphasée et déconnectée. Et donc de ce fait, un jour, la superwoman tant désirée par la société, pètera complètement les plombs. Car ce que la société désire ce n’est pas une femme ni une super femme, mais un nouvel super archétype qui n’aura plus rien de divin ni d’humain.

«Lorsque les femmes endormies se réveillent, les montagnes se déplacent», un proverbe chinois, parait-il.

Un jour viendra, et je l’espère pas si lointain, où la Société et ses individus cesseront de dicter à la Femme comment elle doit exprimer et ne pas exprimer sa féminité.

Je suis Sage, Libre, Insoumise, Indomptable, Sorcière, Prêtresse, Moon Mother, Enchanteresse, Mère, Jeune fille, Vieille femme. Je suis fille de la Terre et du Soleil, sœur de la Lune, enfant des Étoiles et en tant que telle, je revendique mon excentricité, ma sensibilité, ma folie. Je revendique et j’exprime ma divine et humaine féminité comme bon me semble

 

 

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