Les guerriers du chaos – Volume 1 – L’amulette d’éternité – Chapitre 8


Les guerriers du chaos – Volume 1 – L’amulette d’éternité

Chapitre 8

Après un moment, Danak se réveilla devant le corps exsangue du Grand maître. Il se souvenait de tout bien que cela ne fût pas toujours le cas après que son maître eut pris possession de son corps. Il avait été inconscient un certain temps et Nazgaroth était depuis retourné quelque part sur un autre plan astral. Danak se sentait encore un peu confus et bien que son corps eut encore besoin d’un moment de repos pour se remettre de la possession, le guerrier n’avait pas le temps de s’attarder sur les lieux.

Son seigneur possédait maintenant l’âme du vieux sorcier, ancien grand prêtre de Nanorna. Danak ne savait pas trop cependant ce que Nazgaroth comptait en faire. Il allait se débarrasser du corps lorsqu’il reçut une subite décharge électrique qui le cloua sur place. À l’évidence, le démon ne voulait pas qu’il y touche. Danak s’assura néanmoins de ne laisser aucune trace de son passage et quitta prestement l’antre d’Alban.

En se dirigeant vers l’auberge, il espérait que Yana fut encore endormie. Il estimait sa potion suffisamment puissante pour que Yana ne se soit pas encore réveillée. Devant la porte de l’auberge, il hésita. Un petit doute subsistait dans son esprit sur l’efficacité de sa potion. Son maître souhaitait-il qu’il demeure encore avec Yana un certain temps ? Il ferma les yeux un bref instant. Non, elle devrait se débrouiller seule, estima-t-il. Pourtant, en se remémorant tous les événements de cette comédie savamment orchestrée dès le moment où il l’avait rencontré, il se dit que son maître ne devait pas avoir manigancé tout cela pour rien. Et puis malgré tout, il aimait bien la mercenaire.

Il était encore incertain de ses prochaines actions lorsqu’après avoir emballé ses affaires dans sa chambre, il se dirigea vers la sortie de l’auberge. Yana était en train de manger dans la grande salle. Tant pis pour son escapade en douce.

  • Je me demandais si tu allais revenir ou non, l’aborda la mercenaire.

Danak s’assit en face d’elle et prit un morceau de pain qu’il beurra copieusement.

  • Je me suis renseigné auprès de l’aubergiste, débuta Danak. Et il m’a recommandé un capitaine qui accepterait probablement de nous faire traverser la mer des Tranquillités jusqu’aux Territoires inconnus.

Il mastiqua son pain quelques temps puis il reprit la parole.

  • Son bateau part dans une heure, donc on mange et puis on met les voiles, littéralement, ajouta-t-il sur un éclat de rire.

  • Quel sens de l’humour…, répondit Yana avec sarcasme.

Danak héla la serveuse pour se commander une bière et un petit déjeuner.

Painting by Cornelis de Vries From the book: Classic Sailing Ships By: Kenneth Giggal http://azurarpg.forums-actifs.com/t16-cap-taine-avilda
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Trente minutes plus tard, ils étaient en direction du port de Termina. Ils trouvèrent rapidement le bateau que l’aubergiste leur avait recommandé. En fait, ce ne fut pas très difficile, c’était le seul bateau encore à quai. Il était encore tôt, mais déjà tous les pécheurs étaient en mer. Il ne restait que ce vieux rafiot, un trois mats qui avait l’air bien entretenu, mais pas de la première jeunesse. Des marins montaient et descendaient la rampe d’accès avec des boites. Danak et Yana montèrent à bord et trouvèrent le capitaine en train de vérifier sa liste de marchandises. Celui-ci leva la tête à leur approche et les détailla des pieds à la tête avec un regard particulièrement concupiscent pour Yana.

  • Dégagez ! On ne prend pas de passagers, dit-il.

Danak ne tint pas compte de ses propos et entama les négociations pour leur passage à bord du navire.

  • Nous avons besoin de traverser la mer des Tranquillités. Pouvez-vous nous déposer sur la plage de la forêt des Cent corps ?

  • Vous voulez que je vous dépose dans les Territoires inconnus ? Vous êtes fous ou particulièrement stupides. J’espère que vous avez de quoi payer votre passage parce que je ne fais pas la charité et je n’ai pas pour habitude de prendre des passagers, encore moins pour aller dans cette zone de perdition.

Le capitaine était un gros homme. En fait, le qualifier d’énorme serait plus près de la réalité. Ses cheveux, le peu qu’il lui restait, étaient coupés ras, mais il avait la moustache et la barbe longues et bien fournies. Bien que l’air marin fût relativement frais, le gras capitaine était manifestement en sueur, car son surcot montrait de larges tâches d’humidité.

  • Nous avons tout ce qu’il faut pour monnayer notre passage.

Sur ce, Yana sortit une bourse rondelette et la remis entre les mains du capitaine. Celui-ci l’ouvrit avidement et siffla de surprise. La somme était plus que suffisante. Il mit la bourse à sa ceinture et héla d’un des matelots.

  • Hey toi ! Conduis nos deux passagers à la cabine des «invités».

Le petit marin répondit par un sourire édenté et fit ce que son capitaine lui demandait. «Encore deux lascars que notre bon gros capitaine Gonzo va se faire un plaisir de plumer», se dit-il en son for intérieur.

La cabine était exiguë, mais semblait relativement confortable bien que spartiate. On y trouvait une petite table, deux chaises et deux lits superposés. Il y avait également une grande malle pour ranger les effets personnels des invités. Le tout ne devait pas faire plus de trois mètres carrés. Le marin les avisa que le navire quitterait le port d’ici au maximum une heure et que le repas du soir leur serait servi directement dans leur cabine, alentour de 18h00, puis il quitta la pièce en refermant la porte derrière lui. Yana et Danak s’installèrent tant bien que mal. Dès que le navire quitta le port, les deux compagnons remontèrent sur le pont.

Leur passage sur le trois-mâts serait relativement court, car en fin d’après-midi du lendemain, ils seraient en théorie déposés sur la plage, à l’orée de la forêt des Cent corps. Le Grand temple de Nanorna se trouvait en son centre. Selon Yana, traverser cette forêt maudite à la nuit tombée était carrément suicidaire, elle avait donc proposé à Danak de bivouaquer sur la plage et de s’introduire dans la forêt au petit matin. N’ayant pas reçu d’autres instructions de Nazgaroth, Danak approuva.

Malheureusement, les choses ne se passèrent pas comme ils l’avaient prévues. Dès que Yana se retrouva seule sur le pont supérieur, le capitaine Gonzo commença ses manœuvres de séduction. En plus de son physique plus que repoussant aux yeux de la mercenaire, l’hygiène du gras capitaine laissait clairement à désirer. Même si Yana était habituée aux tentatives libidineuses des hommes qu’elle rencontrait dans ses aventures, celles de Gonzo l’écœuraient au plus haut point. Non seulement était-il gras, suant et malodorant, mais en plus, ses habits étaient visiblement sales et ne semblaient pas avoir été entretenus depuis des lustres. Yana avait toujours été coquette et propre de sa personne, et ce, malgré sa vie de mercenaire et d’aventurière. Ce goût de la propreté lui venait de son enfance passée dans les temples de Nanorna où la propreté, tant des lieux que des personnes, avait la plus grande importance. Nanorna, malgré tous ses défauts et exigences perverses, macabres ou carrément sanguinaires, était une déesse immaculée et elle en exigeait de même de ses fidèles.

Pour la plus grande frustration de Yana, toutes ses tentatives d’évitement s’avérèrent toutes plus infructueuses les unes que les autres. Gonzo ne cessait de la poursuivre de ses ardeurs, peu importe où elle se trouvait. Bien que ce ne fût pas dans ses habitudes, Yana se faisait violence pour ne pas carrément assassiner ce gras et dégoûtant capitaine. Elle et Danak étaient les seuls passagers à bord et ni l’un ni l’autre n’avait de notion en navigation. De plus, si elle tuait le capitaine qui sait ce que les marins leur feraient subir en représailles. Elle était de taille pour en affronter deux ou même trois de front, mais certainement pas tout l’équipage. Elle ne tenait pas à se faire jeter à la mer ou pire. Par ailleurs, elle devait être en forme pour traverser la forêt des Cent corps, qui avait une très mauvaise réputation. On la disait peuplée de créatures gigantesques et monstrueuses. On racontait même qu’elle prenait son nom d’une escouade de cent soldats qui y avaient tous péri d’horrible manière. Ainsi Yana se montra-t-elle relativement patiente avec le capitaine et essaya tant bien que mal de le décourager sans pour autant le mettre en colère. Danak quant à lui, prenait grand plaisir à la situation. Voir Yana se contenir de cette manière le faisait bien rigoler. Bien sûr, il n’en montrait rien à la mercenaire, car la seule fois où il avait voulu s’interposer dans les manigances du capitaine, lui avait valu une réplique acerbe de Yana qui ne tolérait pas qu’il joue au preux chevalier avec elle. Elle avait encore en mémoire l’épisode embarrassant du cadavre de l’ogre. Si bien que maintenant, il observait avec amusement les tentatives infructueuses de rapprochement  du capitaine Gonzo.

Cependant, au bout de quelques heures, Yana en avait plus qu’assez d’avoir à repousser constamment les avances de Gonzo. Ce qui la rendit vraiment très irritable. À défaut de pouvoir frapper le capitaine, elle en fit voir de toutes les couleurs à Danak ainsi qu’avec tous les matelots qui l’approchèrent de près ou de loin. Danak, que les joutes amoureuses du capitaine amusaient au plus haut point, se demanda s’il n’était pas temps d’intervenir. Bien qu’il ne fût pas contre l’idée de voir le puant Gonzo se faire saigner comme un porc qu’on égorge, se retrouver avec tous les marins sur le dos et jeté à l’eau lui semblait une perspective peu reluisante. La mer devait être infestée de requins mangeurs d’hommes dans les environs et une rencontre face-à-face avec une telle créature ne le tentait guère. Lorsqu’il senti sa compagne à la limite de laisse libre court à une explosion de fureur sanglante, il s’interposa entre elle et le capitaine.

  • Mon cher capitaine, dit-il en prenant le bras de Gonzo et en l’attirant à quelques distances de Yana encore rouge de frustration, dites-moi comment se porte le commerce ces temps-ci ? J’ai entendu dire que les relations commerciales entre Termina et Fourmina avaient reprises. J’imagine que cela doit être bon pour les affaires.

Le capitaine détourna les yeux de l’objet de ses désirs pour regarder son interlocuteur.

  • Hum… hum, dit-il en s’éclaircissant la gorge et en prenant un air pompeux. Oui, oui, mais vous savez, il y a beaucoup de concurrences. Les nouvelles se sont vites répandues et tous les plus hardis ont lancé leur navire vers Fourmina dès que la rumeur s’est répondue. Si bien, que malgré tout, vous savez, tout coûte cher de nos jours et les bons marins difficiles à trouver. J’en suis rendu à engager des saoulons, mais qui demandent peu. Votre gracieuse bourse nous sera bien utile pour rafraîchir mon bateau et ainsi prendre les devants face à mes déloyaux concurrents qui ne se gênent pas pour abaisser honteusement leurs prix.

Et le capitaine Gonzo lancé sur son sujet de prédilection, c’est-à-dire le commerce maritime, discourut avec Danak pendant de longues minutes. Ce qui laissa le temps à Yana de s’enfermer dans la cabine pour prendre un moment de repos loin de son admirateur concupiscent.

Le soleil finit sur se coucher sur les flots et on sonna le repas du soir. Danak entra dans la cabine. Yana était étendue sur sa couchette.

  • On est invité à la table du capitaine, dit-il. Il m’a dit que tu aurais le grand honneur d’être assise à sa droite. Une place de marque parait-il.

Elle regardait fixement le plafond et ne répondit pas. À l’idée d’être assise si près du capitaine, elle hésitait entre se jeter tout de suite par-dessus bord ou faire un carnage dans la salle à dîner. Tant qu’à mourir, autant le faire dans le sang, se dit-elle. Malheureusement, cela signifierait aussi qu’elle mourait sans avoir mené sa mission à bien et l’idée d’abandonner si près du but lui était insupportable. Elle se leva donc et entreprit de faire brièvement sa toilette. Ne serait-ce que pour enlever l’odeur de l’horrible capitaine qu’elle avait l’impression de sentir partout sur elle. Danak fit de même, mais pas pour les mêmes raisons. Le capitaine l’avait avisé qu’il aimait que ses convives soient bien habillés lorsqu’il recevait des invités à sa table. Lorsqu’ils furent prêts, ils sortirent de leur cabine et se dirigèrent vers celle du capitaine. Yana s’y rendait visiblement avec réticence alors que Danak trouvait la situation très amusante.

Un matelot les fit entrer dans la cabine du capitaine. Les appartements de celui-ci étaient spacieux et richement décorés. Gonzo se leva à leur arrivée et les invita gracieusement à s’asseoir à sa table. Mis à part les deux aventuriers et le capitaine, s’y trouvait également le second et son adjoint. Une coupe de vin rouge se trouvait devant la place de chacun des convives. Aussitôt assise, Yana s’empressa de vider son verre. Si elle devait supporter ce gros porc toute la soirée, autant être saoule aussi vite que possible. Un petit mousse lui remplis son verre aussitôt. Après son troisième verre, elle se rendit compte que tous la regardait.

  • Quoi ?, s’exclama-t-elle. J’avais soif.

Cela mis fin au silence et le second pris la parole.

  • Alors dites-moi, qu’allez-vous faire dans les Terres interdites ? À ce qu’on dit ce n’est pas un endroit très accueillant.

  • Et bien comme tous les aventuriers, nous allons chercher fortune, répondit Yana.

  • N’y a-t-il pas le Grand temple de Nanorna quelque part dans les environs ?, ajouta le capitaine.

Danak ne disait pas un mot et se contentait de regarder Yana. Cependant, il ne pensait pas que cela soit une bonne idée de dévoiler le but principal de leur mission au capitaine.

  • Oui, en effet, c’est ce qu’on dit, mentionna Danak. Mais nous prévoyons simplement suivre la côte et nous rendre à l’île de la Vierge.

La capitaine sentent une affaire lui passer sous le nez ajouta :

  • Vous savez… moyennant un petit supplément, nous pourrons simplement vous y déposer.

Yana s’étouffa avec sa gorgée de vin et Danak s’empressa de reprendre la parole pour éviter que sa comparse ne dise une bêtise.

  • Non, non, je vous remercie. Nous allons parfaitement nous débrouiller en longeant la côte.

La capitaine n’insista pas et dévia la conversation sur un autre sujet. Mais Danak ne fut pas dupe, le capitaine mijotait un sale coup c’était certain. Yana l’avait aussi remarqué, mais concentrait tout son attention sur le repas pour éviter de trancher la main du capitaine qui avait la fâcheuse tendance à tripoter sa cuisse. La suite du repas se déroula sans anicroche et aussitôt que Yana eut terminé son dessert et son dernier verre de vin, elle se leva prestement et quitta ses hôtes sans aucun au revoir. Lorsqu’elle quitta la pièce, Danak se leva à son tour et s’inclina profondément devant le capitaine.

  • Capitaine Gonzo, je vous remercie, ainsi qu’au nom de ma compagne, pour ce succulent repas et votre excellente compagnie.

Lorsque Danak eut quitté la pièce. Gonzo fit signe à son second.

  • Assure-toi qu’ils ne quittent pas leur cabine de la nuit. Au petit matin, lorsque le poison aura fait son effet, nous les jetteront à la mer et nous garderons pour nous leur précieuse bourse.

Son second approuva de la tête et s’empressa de donner des ordres à cet effet.

En arrivant dans leur cabine, Danak remarqua que Yana était assise sur son lit et se tenait la tête entre les mains.

  • Merde… J’ai un méga mal de bloc et l’estomac tout en l’envers. Je n’aurais pas dû boire autant de vin.

  • Ce n’est pas le vin, dit Danak. C’est le poison. Il donne les mêmes symptômes qu’une indigestion, mais en fait au petit matin, nous serons morts.

  • Quoi ! Ce gros débile nous a empoisonnés ! Mais pourquoi ? … Ah non… Je sens que je vais être malade. Donne-moi la corbeille vite !

Danak ne bougea pas d’un pouce et Yana se jeta péniblement sur la poubelle en osier où elle déversa tout son repas. Elle se traîna ensuite péniblement jusqu’au lit et gémit pendant de longues minutes. Danak resta sur le pas de la porte jusqu’à ce qu’il entendit un cliquetis dans la serrure. Parfait, ils étaient maintenant embarrés dans leur cabine. C’est alors qu’il sorti une fiole d’une de ses poches. Il fit quelques signes et prononça quelques paroles intelligibles. Yana était si malade qu’elle ne se rendit compte de rien. Au bout d’une dizaine de secondes le liquide devint bleu puis redevint aussi transparent que de l’eau. Danak tendit alors la fiole à Yana.

  • Tiens bois ça. Ça va prendre quelques temps, mais tu seras suffisamment sur pied au matin lorsque nous devrons affronter ces bandits.

Yana regarda la fiole avec suspicion. D’une voix blanche, elle lui demanda pourquoi il ne vomissait pas tripes et boyaux comme elle venait de le faire et qu’elle s’empressa de refaire à nouveau juste après avoir terminé sa phrase.

  • Disons que j’avais prévu le coup. À ta place, je boirais ce liquide immédiatement. Il va apaiser tes maux de cœur. Le poison que tu as ingéré est vraiment puissant. Heureusement pour toi, mon remède l’est également, mais il faut le prendre rapidement après l’apparition des premiers symptômes sinon… et bien tu seras morte d’ici quelques heures soit en certaine et je peux t’assurer que ton trépas ne se fera pas dans la douceur.

Elle lui lança un coup d’œil soupçonneux, mais elle avala tout de même le liquide transparent. Et lorsque cela fut fait, elle sombra dans l’inconscience. Danak sourit et en profita pour jeter la corbeille par le hublot de leur modeste cabine. Il ne supportait pas l’odeur âcre du vomit. Puis il s’étendit dans son lit et attendit.

Quelles heures avant l’aube, le guerrier réveilla Yana. Elle avait encore l’air groggy, mais elle reprit rapidement ses esprits et elle se leva avec entrain.

  • Wow! C’est du solide ton remède! Va falloir que tu me donnes la recette, dit-elle d’un air guilleret.
  • À la fin de cette folle aventure, je pourrais même te signer un autographe si tu veux. En attendant, il faut quitter ce bateau au plus vite. L’aube approche et dans peu de temps, les marins et leur charmant capitaine vont venir vérifier l’efficacité de leur tendre poison.
  • Qu’est-ce que tu proposes?
  • On doit sortir en douce de la cabine et prendre la mer avec leur petite chaloupe. On est suffisamment près de la côte pour que ça ne nous cause pas trop de problème. Mais va falloir faire une diversion si on ne veut pas se faire repérer trop rapidement. S’ils nous tirent dessus dans notre petit canot, c’est sur qu’on va couler à la première salve.

Yana sourit d’un air diabolique.

  • On va mettre le feu à leur foutu rafiot. Je vais faire cramer tous ces salopards et plus spécialement cet exécrable Gonzo!

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