Guerriers du chaos – Volume 1 – L’amulette d’éternité – Chapitre 5


Guerriers du chaos – Volume 1 – L’amulette d’éternité – Chapitre 5

Chapitre 5

  • C’est quoi cette bestiole?, demanda Danak.
  • Encore un autre homme inculte!, fit-elle avec une moue qui lui donnait un petit air à croquer.

Danak se retenait à deux bras pour ne pas la soulever brusquement, l’asseoir sur le bureau, lui déchirer sa tunique et son corsage, lui soulever la jupe et lui faire subir tous les outrages qu’un homme pouvait faire à une femme. Décidément, cette femme lui tortillait les entrailles. Il y avait bien trop longtemps qu’il n’avait pas baisé.

  • Un tamanoir blanc. Je pensais que c’était seulement un conte de bonne femme, ajouta Yana.
  • Quel rapport?

Yana regarda son compagnon de travers. Mais comment pouvait-il être aussi ignorant? Tout le monde connaissait les tamanoirs blancs, même si personne à sa connaissance n’en avait jamais vu dans la ville de Termina où on retrouvait pourtant des termites à profusion.[1]

  • C’est extrêmement rare. C’est comme un albinos, mais avec certaines propriétés magiques en plus.

Au même moment, la porte d’où était sorti l’animal s’ouvrit toute grande et un petit vieillard en sortit. Il mesurait à peine un mètre quarante et avait le dos tout courbé. Il marchait lentement et souffrait visiblement d’arthrite. Il s’avança jusqu’au bureau, tout près du tamanoir albinos, s’arrêta et leva la tête vers eux. Il avait un visage émacié, un long nez en forme de bec et de gros yeux globuleux. Par son regard perçant, le vieil homme tenta de les intimider.

  • Vous voilà enfin! Vous en avez mis du temps, leur dit-il avec reproche. Mon temps est précieux et j’ai d’autres… commandes qui m’attendent.

Danak était fort surpris et avait de la difficulté à le cacher. Était-il vraiment celui qu’il pensait? Il ne savait pas qu’il se trouvait en ville, sur le territoire de son maître de surcroît. Peut-être que le vieillard ne l’avait pas reconnu. Mais si ce n’était pas le cas et qu’il continuait son double jeu, il serait certainement dans de sales draps. Feindre la soumission du mieux qu’il pouvait serait probablement le meilleur moyen de sauver sa peau. Il n’était pas du tout préparé à cette rencontre. Son maître ne l’avait pas avisé de la présence du vieillard en ville. C’est alors que Yana lui sauva la mise en prenant la parole.

  • Bon, écoute le vieux. Je ne sais pas ce que tu veux et je m’en fou complètement, mais…

Danak eut l’air abasourdi! Elle ne savait pas à qui elle parlait ! Il s’agenouilla aussitôt et il lui tira fortement le bras pour qu’elle s’agenouille, elle aussi. Yana retira vivement son bras. Il voulait qu’elle s’agenouille devant ce vieillard! Jamais ! Elle tenta de sortir son épée, mais bizarrement, celle-ci n’était plus dans sa main.

  • Mais qu’est-ce que…

Le vieil homme étira les lèvres en un sourire qui se voulait terrifiant. Sa tactique visa dans le mille et Yana qui regretta aussitôt son emportement soudain. Ce n’était pas son genre d’avoir peur, mais ce vieillard lui fichait soudainement une trouille de tous les diables et elle ne pouvait s’expliquer pourquoi.

«Elle sera parfaite», pensa-t-il.

  • Je cherche quelque chose, dit le vieillard.

L’homme et la femme ne lui répondirent pas tant ils étaient effrayés. L’un par les conséquences que pourraient avoir sa présence devant le vieil homme et l’autre, inexplicable selon elle, par le simple sourire du vieil homme. C’était manifestement quelqu’un de très puissant. Yana ne pouvait expliquer ses réactions autrement. Même toute petite, elle n’avait jamais eu peur de personne, encore moins d’un vieillard.

  • Vous irez me chercher ce que je vous demande, ajouta-t-il.

Danak se releva finalement et regarda Yana dans les yeux. Tous les deux étaient perplexes. Danak ne s’attendait pas à une telle demande. Se pouvait-il qu’il se soit trompé et que le vieux qui paraissait si faible et puissant tout à la fois, devant lui ne soit pas le grand Maître de la déesse Nanorna? Le vieil homme le regarda intensément. Ses yeux semblaient illuminés de l’intérieur. Le jeune homme eut un sursaut. L’avait-il entendu? Pouvait-il lire dans ses pensées? Danak frissonna à cette idée. Ce n’était vraiment pas le moment de se faire prendre. Son maître ne lui pardonnerait pas son échec.

  • Je sais que Yana recherche déjà ce que je veux. Je propose que nous travaillions ensemble sur ce projet. Par ailleurs, si vous me rapportez l’amulette d’éternité, vous serez grassement payés. Beaucoup plus que ce que n’importe quel autre acheteur pourrait vous donner.

Yana accusa le choc, mais n’en laissa rien paraître. Le vieux savait ce qu’elle recherchait. Qui donc avait pu lui dire ? Le nain très certainement. Yana appréciait de moins en moins toute cette curieuse situation. Le vieil homme lui paraissait dangereux, même si elle se savait capable de venir à bout des plus récalcitrants, qu’ils soient génies de l’esprit ou champions du muscle. Pourtant, elle hésitait à faire preuve de ses pouvoirs. La descente de cet interminable escalier l’avait mis à bout de nerfs. Elle avait envie plus que tout de mettre fin à cette discussion absurde et d’aller au plus vite prendre un bon bain. Elle ne supportait plus toute la crasse qui la recouvrait. Il pouvait être étonnant de constater qu’une guerrière mercenaire comme elle pouvait être si douillette. Ayant été élevée dans un temple de la déesse Nanorna, elle avait été habituée toute petite à être propre de sa personne et à répandre une bonne odeur autour d’elle. La propreté était synonyme de pureté pour Nanorna et ses disciples adhéraient complètement à ce dogme. Bien que s’étant soustraite à l’adolescence de l’influence de la déesse et de sa mère par la même occasion (qui était grande prêtresse du temple), Yana avait tout de même gardé profondément ancré en elle le précepte de la propreté.

Bien qu’ayant envie plus que tout d’aller se laver, dévoiler ses pouvoirs à Danak la rebutait. Même si jusqu’à présent il avait été extrêmement prévenant avec elle, il avait manifestement le don de l’exaspérer au plus haut point. Malgré tout, elle sentait bien que Danak n’était pas totalement honnête avec elle. Il lui cachait des choses c’était certain, elle en aurait mis sa main à couper et elle espérait que la situation qu’ils vivaient présentement ferait sortir le chat du sac. Malgré ses inquiétudes, Yana se décida à tenter quelque chose.

  • Écoute vieil homme, c’est bien joli tout ça, mais moi je suis déjà occupée ailleurs. Je n’ai pas de temps à perdre pour aller te chercher ta babiole.
  • Je crois que tu ne m’as pas bien comprise jeune femme. Tu ne manques pas d’impétuosité, mais cela ne te servira pas aujourd’hui.

Le vieil homme allait rajouter quelque chose, mais Yana l’en empêcha en prononçant un mot de pouvoir. Il était temps de mettre fin à cette mascarade. Sans que personne ne le vit, Danak cligna des yeux et grâce à ce simple clignement, son maitre put intervenir en toute discrétion. À peine prononça-t-elle le mot que le vieillard leva aussitôt la main droite. La magie de Yana fut inopérante et la jeune femme en fut fort choquée. «Incroyable, pensa-t-elle, il aurait normalement du tomber raide mort! C’était pourtant le mot de mort de Raasniito

  • Aucun sorcier si puissant soit-il, ne peut résister au mot de la mort de Raasniito ! Qui es-tu pour ainsi annuler une magie si puissante? s’exclama Yana.

Le vieil homme était aussi légèrement étonné. Il avait reconnu aisément le mot de mort de Raasniito, mais il crut que son inefficacité était due à la bague de Nanorna qu’il avait sur lui.

  • Vous êtes bien curieuse, ma chère enfant. Sachez que vous n’avez pas à savoir qui je suis, pas pour le moment en tout cas. Peut-être que lorsque vous m’aurez rapporté ce que je vous ai demandé, je vous donnerai alors un indice de qui je suis vraiment… peut-être.

Yana n’était pas certaine que bien comprendre la situation qui se présentait devant elle. Elle avait l’habitude des réactions spontanées, la plupart du temps pour éviter de se faire tuer ou atrocement mutiler. Bien qu’ayant elle-même quelques talents de magicienne, talents qu’elle croyait bien supérieurs à ce qu’ils étaient réellement, elle n’avait pas l’habitude des vieux sorciers ni de leurs tours malicieux. Elle voyait bien qu’il allait la manipuler sans vergogne pour obtenir ce qu’il voulait et cela ne lui plut pas. Yana avait toujours eu horreur qu’on lui dise quoi faire, c’est pour cela d’ailleurs qu’elle n’avait pas fait long feu dans l’armée du Seigneur Thornak. Elle était une vraie tête brûler et bien trop difficile à contrôler. En attendant de pouvoir se débarrasser de ce vieux débile, quels choix lui restaient-il ? L’escalier avait disparu, de même que les portes d’où étaient apparus le vieil homme et le tamanoir. Prendre Danak en otage ne lui serait d’aucune utilité et il lui semblait vain d’essayer de se rapprocher furtivement du vieillard pour le menacer. Par ailleurs, il semblait assez puissant pour ouvrir une porte sur le néant ou faire surgir un monstre au-delà de ses capacités. Elle allait devoir attendre et faire sa bonne petite fille obéissante et apeurée pour le moment. Mais le vieillard devra rester sur ses gardes, car au moindre détour, elle ne se gênera pas pour lui planter son épée dans son corps décharné. Ceci après qu’elle ait réussi à sortir de cette prison bien évidemment.

  • Bon, tout cela c’est bien beau, mais j’ai envie de prendre un bain alors on va en finir avec toute cette histoire au plus vite. Qu’est-ce que tu veux au juste vieillard? dit-elle d’un ton fort méprisant.
  • Fais attention à tes paroles, jeune impertinente. Je pourrais changer d’humeur assez rapidement et te faire ravaler ta langue avant que tu ne puisses bouger le petit doigt.

« Hum. Il a la gâchette facile le petit vieux ». Yana fit une courte révérence et lui fit ses excuses et alla même jusqu’à l’appeler monseigneur. Danak, que le changement d’attitude de sa collègue surprenait légèrement, n’était pas dupe. Il sentait bien qu’au moindre faux pas, elle fera chèrement payer au sorcier sa révérence. Il devait détourner au plus tôt l’attention du vieux sorcier pour éviter que la situation s’envenime.

  • Que pouvons-nous faire pour vous? demanda Danak.
  • Tu es bien jeune, mais on dirait que tu es déjà sourd. N’as-tu donc pas entendu lorsque je l’ai dit ? Je veux que vous me rapportiez l’amulette d’éternité.
  • Et que donne cette amulette pour que vous la vouliez autant ? demanda encore Danak.
  • En plus d’être sourd, serais-tu également crétin ? On ne l’appelle pas amulette d’éternité pour rien.

Yana reprit la parole.

  • Si vous permettez mon insistance monseigneur, qu’est-ce que ça me rapporte à moi ? Comme vous l’avez mentionné, j’ai déjà un acheteur. Pourquoi est-ce que je risquerais de me faire tuer seulement pour vos beaux yeux? demanda la mercenaire.
  • En effet. Puisque tu le demandes si gentiment, je vous donnerai à chacun un coffre rempli de joyaux et d’or. Cela vous suffira-t-il ?

Et par un geste, deux gros coffres remplis d’or et de bijoux apparurent au centre de la pièce. À voir l’expression d’avidité se peindre sur leur visage, la quantité d’or offerte semblait convenir à leur cupidité.

  • Qu’est-ce qui me dit qu’une fois que nous vous aurons rapporté votre précieuse amulette vous ne nous tuerez pas tout simplement ?
  • C’est une bonne question. Malheureusement, tu devras te contenter de ma parole en garantie.
  • C’est bien dommage pour vous monseigneur, mais ce n’est pas suffisant. Je veux plus. Et j’ai également besoin de certains frais pour mes déplacements ainsi que celui de ce jeune crétin. La vie coûte cher de nos jours.

Le sorcier hésita un peu puis retira une bague ternie de son doigt. Il ouvrit ensuite un tiroir du bureau. Il en sorti un petit coffret de bois de rose de la grosseur d’un petit chaton. Il déposa les deux objets sur le bureau devant eux.

  • Très bien. Je te donne cette bague en garantie. Elle est à toi. Elle te permettra de vivre de nouveau, et de retrouver la santé, si tu es tuée avant que ton heure ne soit venue. Je te donne également ce petit coffret pour tes dépenses quotidiennes. Dès qu’il sera vide, il se remplira de lui-même. Vous n’aurez donc aucun souci monétaire à vous faire.

Yana s’avança et prit les deux objets puis retourna rapidement près de Danak. Elle ne voulait pas rester trop près du sorcier, il sentait l’eau de Cologne à plein nez. Le mélange de parfum et de sa propre odeur nauséabonde lui donna des hauts le cœur. Elle souleva le couvercle du coffret et regarda à l’intérieur. Il était plein de pièces d’or, d’argent, de cuivre et de bronze. Bien assez pour faire plusieurs fois le tour du continent. Cela éveilla ses soupçons, elle le trouva un brin trop généreux, mais son avidité fut plus forte.

  • On va dire que cela me va comme arrangement.

«Me faire payer pour une amulette que de toute façon j’allais chercher et garder pour moi seule, ce n’est pas si mal», pensa Yana.

  • Et je la trouverai où votre amulette ?
  • Il me semble que tu le sais déjà, répondit le sorcier.

Yana prit un air impassible, ne voulant rien révéler de ce qu’elle savait déjà. Le sorcier leva les yeux au ciel.

  • Dans un temple au-delà de la limite des territoires connus. Des moines de la déesse Nanorna la gardent précieusement. Mais il faudra y prendre garde, car ce ne sont pas des moines ordinaires.

Le nom de la déesse la fit frissonner. Elle connaissait très bien les dangers que recelait un temple de Nanorna et des moines qui l’accompagnaient. Sa première évasion avait failli lui coûter très cher.

  • Avez-vous une carte? demanda Danak.

Le mage scruta Yana intensément, mais elle demeura imperturbable.

  • Non, vous devrez vous débrouiller seul. Mais ce n’est pas très compliqué. Aller au sud, complètement. Passez les montagnes et lorsque vous aurez atteint les territoires inconnus, continuer droit au sud dans la forêt des Cents Corps et vous trouverez le temple au milieu. Inévitablement, tous les chemins de cette forêt mènent au temple. Cependant, soyez prudents, peu de gens ont réussi à s’y rendre sans la protection de la déesse Nanorna et encore moins de s’y échapper.

«Un chemin si simple et moi qui ai dû me taper tout ce bordel avec le petit homme pour deux cartes magiques», pensa Yana.

  • Si c’est si simple, pourquoi n’y allez-vous pas vous-même ? demanda Danak.
  • Le privilège quand on est vieux et puissant est de faire faire le sale boulot par les autres. Et puis ils me connaissent déjà par là-bas, j’aurais donc quelques difficultés à me rapprocher sans alerter tout le monde. Cela prend des jeunes, des inconnus pour faire ce travail délicat.

Danak sourit intérieurement. Il venait enfin de trouver sa monnaie d’échange

  • Vous êtes déjà très vieux et très racorni, Monseigneur, pourquoi voulez-vous être éternel ?, ajouta Yana.
  • Jeune fille, encore une parole de ce genre et je te transforme si tôt en cafard qu’il me fera un plaisir d’écraser.

Yana roula des yeux et garda une mine renfrognée. Elle en avait marre de jouer les gentilles filles soumises. Elle n’avait jamais su jouer la comédie très longtemps.

  • Monseigneur, cette amulette donne-t-elle seulement l’éternité ? Il me semble que cela ne doit pas toujours être amusant de rester seul et de voir tous les autres mourir, dit Danak.
  • Elle donne aussi la jeunesse en prime.
  • C’est tout? se risqua-t-il encore une fois.

Le vieil homme le regarda bizarrement, comme s’il voulait voir au travers lui ou en dedans de lui. Hum… cela ne présageait rien de bon.

  • Non… elle donne aussi… d’autres pouvoirs à son possesseur, qui ne sert, heureusement pour vous, qu’aux grands magiciens dont vous ne faites pas partie, je peux vous l’assurer.

En fait, l’amulette donnait à son possesseur des pouvoirs dignes des dieux. Mais cela, il n’allait sûrement pas leur dire.

  • Mais tu es bien assez curieux comme cela, jeune homme. De plus, j’aimerais bien savoir pourquoi je ne vois rien lorsque je te regarde. Cela est très curieux, dit-il de manière soupçonneuse.

Danak eut la présence d’esprit de se montrer fort embarrassé. Ses oreilles virèrent au rouge et des gouttes de transpiration se mirent à perler sur son front. Il mit une main dernière son dos et fit quelques signes avec ses doigts. Yana prit la parole et tenta de sauver la mise de son compagnon. Ce n’était pas le moment de se montrer trop énigmatique. Le vieillard pourrait bien avoir envie de les garder tout simplement comme cobayes pour ses expériences et demander à quelqu’un d’autre d’aller chercher l’amulette qu’il désirait tant. Elle n’avait aucune envie de terminer ses jours sous la peau d’un cafard. La menace du vieillard l’avait atteinte plus qu’elle ne le croyait.

  • Comme vous l’avez dit, c’est un jeune crétin. En plus, sa mère n’était pas plus brillante que lui puisqu’elle échangea l’âme de son fils contre la plus belle parure du monde. Ce qui n’a pas empêché les voleurs du coin d’aller lui voler dès qu’elle eu le dos tourné. Ça doit être pour cela que vous ne voyez rien en lui, puisqu’il n’y a rien. Ahahahaha.

Yana continua de rire et le vieux sorcier surprit par ce rire si spontané, éclata de rire lui aussi. Danak ne le montra pas, mais il se sentit immensément soulagé. Le moment n’était pas encore venu. Il commençait tout de même à avoir hâte de partir sur la route et de ne plus avoir ce sorcier devant lui. Il n’était pas en mesure de lui faire face pour le moment et ce corps ne lui donnait que des moyens plutôt limités en fin de compte. Finalement, au bout de quelques longues secondes, les deux autres finirent par arrêter de rire et ils reprirent leur sérieux.

  • Maintenant que vous avez terminé de vous payer ma tête, peut-on passer à autre chose?
  • Oui il est temps. ASSSRIGO VIRTUUM GORIDOM, clama le vieil homme en levant les bras.

Un léger pop de fit entendre. Les deux jeunes gens avaient disparu. Le vieillard se frotta les mains et sourit.

  • Enfin, je n’aurai plus à me cloîtrer derrière ces murs, dit-il.

 

[1] Depuis la dernière guerre qu’il y avait eu entre Fourami et Termina, il y a près de deux cents ans, sous le prétexte du contrôle du commerce des tamanoirs, mais dont la vraie raison était reliée à une jeune femme et un bébé, on ne retrouvait plus aucun tamanoir ni aucun autre mangeur de fourmi ou termite à 100 kilomètres à la ronde. Fourami avec acquis le monopole du commerce de ces bêtes et avait, en guise de représailles, interdit toute vente de ces animaux à Termina. Ce qui avait provoqué le malheur des habitants de Termina, car depuis ce temps, ils étaient régulièrement envahis par les termites et les fourmis, qui avaient eux-même depuis des temps ancestraux pris l’habitude de se faire eux aussi la guerre. On peut aisément imaginer quels genres de désagréments cela entraînait, surtout dans une ville où l’utilisation du bois abondait.

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