RÉFLEXION SUR LES ZOMBIES ET AUTRES RÉALITÉS


Avez-vous déjà remarqué que chaque année (ça peut aussi être un regroupement de 2-3 années qui se suivent) a son thème ? Un thème que l’on retrouve un peu partout, dans les médias, au cinéma, dans les chansons, etc.  Il y a eu l’année des extra-terrestres (Independance Day), l’année vampire (Twilight), les loups-garous, le surnaturel, les forces occultes, l’antéchrist, les fantômes, les théories du complot, les fins du monde, les virus et pandémie, les terroristes, les communistes, l’hypersexualisation des enfants, les voleurs et fraudeurs à grande échelle, etc. Bref, vous voyez le genre. Parfois il y a plusieurs thèmes qui se chevauchent, comme on voit souvent ensemble vampire et loup-garou.

Depuis quelque temps, les zombies sont à la mode. Ah non, pas encore des zombies me dites-vous. Avec Brad Pitt en tête d’affiche, difficile de ne pas le remarquer. World War Z en est un peu le point culminant, cette tendance n’a pas commencé avec ce film, ni avec le livre de Max Brooks (que j’ai trouvé très bon d’ailleurs. Il relate des faits, des histoires vécues et ne fait pas du tout dans le gore ou le sensationnalisme). La série The Walking Dead est aussi un autre point fort de cette tendance actuelle (j’ai vu la première saison, excellente, mais je me suis arrêtée là, ayant atteint ma limite de tolérance zombie). Par ailleurs, il faut faire la différence (une différence fondamentale selon moi) entre les zombies du genre virus et les zombies que je qualifierais de surnaturels. Je ne tiens pas compte des zombies de type vaudou parce que selon les recherches actuelles, ils ne sont pas vraiment morts et ne sont pas cannibales.

Qu’est-ce que le zombie du type virus ? Il est créé à partir d’une maladie, d’un nouveau virus, d’un virus mutant que l’homme a créé, qui a été redécouvert suite à la fonte des glaces ou qui provient d’une météorite par exemple. Les gens qui en sont affectés deviennent extrêmement agressifs et cannibales. En fait, tout ce qu’ils veulent c’est de vous manger. Les infectés courent, ils grimpent, ils sautent et semblent avoir de supers sens notamment au niveau de l’odorat et de leurs capacités physiques qui semblent avoir augmentées ou du moins ont-ils beaucoup plus d’endurance. Pour les tuer, le meilleur moyen est de détruire leur cerveau par une balle dans la tête ou de leur couper la tête et ensuite de détruire leur cerveau par le moyen de votre choix. Vous devez ensuite préférablement brûler le tout pour éviter la propagation accidentelle de la maladie. Car leurs fluides corporels sont extrêmement contaminants.

Leur temps de décomposition varie, dans certains cas cela prend des années, dans d’autres c’est le temps moyen que prend un corps mort «normal» pour se dégrader. Une fois rendue à l’état squelettique, il n’y a plus rien à craindre, car le cerveau a depuis longtemps disparu. Leurs réactions physiologiques au chaud extrême et au froid extrême varient également. Pour les cas de gel, parfois c’est la mort finale assurée, dans d’autres ils reviennent à la «vie» après avoir fondu. Pour les cas de brûlure intense, c’est la mort finale assurée ou bien ils sont toujours «vivants» tant que tout n’est pas poussière.  Le zombie du type virus est le plus dangereux à mon avis, car il contamine tout humain et parfois aussi tout autre être vivant (Resident Evil), qui a été exposé à leur fluide corporel. De plus, comme il garde les habilités physiques qu’il avait de son vivant (et parfois plus), cela le rend davantage mobile. On peut alors se demander jusqu’où va son processus de réflexion et s’il peut apprendre de ses erreurs. Ce type de zombie amène à coup sûr l’extinction de la race humaine, à moins d’une intervention brutale, rapide et réussie.

Le deuxième type de zombie est celui d’origine surnaturelle. Ainsi à la suite d’un sort ou d’une malédiction quelconque, les morts d’un certain territoire reviennent à la vie. Donc, ceux qui sont enterrés sortent de terre et ceux qui n’étaient pas encore incinérés ou enterrés, se lèvent debout. Dans certains cas, il s’agit de zombies n’ayant aucune habilité physique ou mentale. Ils se traînent, se lamentent et lorsqu’ils tombent, ils ont de la difficulté à se relever. Un peu comme des tortues lorsqu’on les met sur le dos. Ils ne réfléchissent pas, ils ne courent pas, ils ne grimpent pas et ils ne sautent pas. Ils se décomposent plus ou moins lentement, selon les versions. Cependant, ils restent «en vie» même à l’état squelettique. Autrement dit, leur squelette reste animé, même si tous leurs fluides corporels ont disparu et que le cerveau est tombé en poussière.

Dans la plupart des cas, ces zombies en veulent aux vivants d’être vivants et les poursuivent inlassablement pour les tuer et/ou pour les manger dans l’intention d’incorporer un peu de leur vie. Le seul moyen de s’en débarrasser globalement est de trouver la source du sort ou de la malédiction et de le faire cesser. Pour s’en débarrasser individuellement, il faut les découper en morceaux, les brûler jusqu’à la poussière et répandre celle-ci au-dessus d’un fort courant d’eau ou la répandre aux quatre vents. Autrement, dans certaines versions, les morceaux finissent par se rassembler et ils reforment le zombie.

Dans d’autres cas, ces zombies surnaturels, tout aussi victime (parfois consentante) d’un sort ou d’une malédiction, ne sont pas agressifs et n’ont pas d’envie de meurtre particulière (sauf dans le cas d’une vengeance d’outre-tombe). Ce sont simplement des gens dont le corps ne peut pas mourir, mais qui ne se régénère pas. Si bien qu’il continue à se décomposer. Leur vitesse de décomposition varie, allant de rapide, de normal, à très lentement et même presque immortel. Dans ce cas précis, ce sont vraiment des morts-vivants, car ils continuent de réfléchir, de bouger normalement, leurs fonctions physiques et psychologiques demeurent telles qu’elles étaient avant leur «mort». Cependant, leur cœur ne bat plus ou alors vraiment très, très lentement. Ce sont les zombies les moins effrayants, car ils demeurent «humains».

Saviez-vous qu’à la vieille prison de Trois-Rivières, au Québec (Canada), ils organisent cette année un parcours de peur pour l’Halloween sur le thème des zombies ? Allez voir sur You Tube : Teaser Protocole Zombie[1]. Je peux vous assurer que je n’y serai pas. Je peux affronter des tas de trucs, me battre contre des tas de monstres, mais les zombies… c’est mon point faible. Je n’ai pas honte de le dire. Car à mon sens c’est justement à regardant bien en face nos points faibles, en n’ayant pas peur de leur afficher, de le dire, qu’on peut avoir un certain contrôle dessus. En les niant totalement, on risque bien plus de se faire complètement envahir et contrôler par eux.

Vous allez dire que je suis un peu ou beaucoup obsédée par les zombies. Et je vous répondrai que vous n’avez pas entièrement tort. Peut-être même avez-vous raison. C’est ma grande phobie du moment et j’essaye de la raisonner, de la contrôler et de la diminuer du mieux que je peux. Évidemment, comme les zombies semblent être le sujet de l’heure, le thème de cette année, c’est plus… non pas difficile, mais disons que j’y suis sans cesse confrontée dans ma réalité et non plus seulement dans mes rêves. Je lis donc un peu de livres du genre (j’évite les versions «gore»), j’évite le plus possible les films ou les séries TV sur le sujet (ça me perturbe trop) et j’écris mes commentaires (dans mon blogue) sur le sujet. Il s’agit d’un bon exutoire pour le moment. Cependant, je n’écris pas d’histoires sur eux. Ça leur donnerait trop de réalité, étant donné qu’ils sont déjà trop souvent dans mes rêves. Je pourrais même dire que mes cauchemars de zombies ne sont pas de simples cauchemars et que ce sont en général des terreurs nocturnes. Mon conjoint en a fait les frais quelques fois.

Depuis quand même un certain temps, j’arrive à contrôler mes terreurs nocturnes de zombies. Je n’en ai pas eu depuis un bon moment (merci mon Dieu). Mais quand ils reviennent dans mes rêves, je chante (chaque fois je dois utiliser une chanson différente, car la même ne fonctionne pas deux fois de suite), je les ignore, j’attends patiemment en leur disant : «ok c’est beau, vous me le direz lorsque vous aurez terminé», je me force à me réveiller (mais ils sont de retour lorsque je me rendors) ou je me colle sur mon conjoint qui est mon rempart inébranlable. À chaque fois qu’ils se présentent, qu’ils soient la représentation d’une peur de mon subconscient ou une tentative d’extorsion d’énergie de la part d’êtres oniriques, démoniaques ou extraterrestres, je dois utiliser un truc différent pour les faire partir. Le même truc ne marche pas deux fois de suite. Je dois user de toute mon imagination pour trouver à chaque fois un moyen différent pour les extirper de mes rêves. Parfois aussi, lorsque je n’en peux plus, je demande de l’aide à mes anges gardiens ou à l’archange Michael (St-Michel), ce dernier est formidablement puissant et efficace contre les démons en tout genre.

Je dois avouer qu’il est arrivé à l’occasion (rarement en fait et c’est une chance) que mes terreurs nocturnes soient tellement puissantes que je les ai (zombies) vu aussi lorsque j’étais réveillée. Entendons-nous quand je dis voir, je ne dis pas voir comme je vois par mes yeux la réalité actuelle, voir comme je vous verrais si on prenait un café ensemble. Non, c’est plutôt avoir comme un aperçu furtif d’une réalité parallèle, un aperçu derrière un voile. Un voile plus ou moins fin et si je regardais trop intensément ce voile ou que si je me focalisais trop sur ce voile, il pourrait se déchirer et l’autre réalité entrerait en contact avec ma réalité actuelle. Ce que je ne veux vraiment pas !

La différence entre la réalité et la fiction est parfois bien mince, vous savez. Dans mon cas du moins, je sais que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Il m’est extrêmement facile de «voir» également notre monde ravagé, atteint par une quelconque catastrophe planétaire. Tout est détruit, gris, sombre et couvert de poussière ou de cendre. Un monde où la vie est absente ou presque éteinte. Cette réalité alternative cependant n’est pas la même que celle des zombies. Ce sont deux mondes bien différents. Mais dans les deux cas, je suis capable de percevoir ces réalités et je sais que si je focalise trop sur l’un de ces voiles, je pourrais facilement entrer à l’intérieur d’eux ou l’ouvrir et faire que nos deux mondes ne soient plus qu’un. Je ne veux vraiment pas d’aucune de ces réalités parallèles ! J’ai beau me plaindre parfois de mon petit train train et routine quotidien, elle est bien plus confortable et agréable que ces autres réalités.

On pourrait surement dire que j’ai beaucoup trop d’imagination et que je lis ou regarde trop d’information sur le sujet et que ça me contamine en quelque sorte. C’est fort probablement vrai. Je dois doser mes types de lecture, savoir balancer le beau et l’agréable avec l’horrible et les possibilités effrayantes. La vie est remplie de possibilités effrayantes. Les nier ne les feront pas disparaître et vous rendrais probablement plus et trop vulnérable. Je dois donc doser.

J’ai beaucoup d’imagination et elle doit bien s’exprimer quelque part. Par ailleurs, c’est dans la famille que voulez-vous. On ne peut pas nier ses gènes. Le plus important c’est de ne pas perdre le contrôle sur ce que nous sommes. Je sais qui je suis, je connais mes forces et mes faiblesses et grâce à cela, j’arrive à tenir la bride à mon imagination. Il y a eu quelques occasions où j’ai eu l’impression d’avoir lâché les rênes de mon imagination (ou de mes capacités appelons les extrasensorielles faute d’un meilleur mot) et ce n’est pas particulièrement facile à vivre surtout si tout le monde autour de vous ne comprend vraiment pas de quoi vous parlez (car ils sont encore «aveugles» ou «endormis»). Bref, j’arrive à avoir les deux pieds sur Terre, le cœur au Ciel et la tête quelque part entre les deux. Je suis fille du Ciel et de la Terre.  Je suis Humaine et j’ai une Âme.

Je suis une sensible, une sensitive, une intuitive. Je ressens les choses. J’ai parfois l’impression d’être seule. Et lorsque je rencontre une autre personne qui a une sensibilité semblable à la mienne, je suis toujours un peu soulagée de m’apercevoir que je ne suis pas la seule en mon genre. Qu’il y en a d’autres, parfois semblables, parfois différents. D’autres qui vivent parfois des événements bizarres ou extraordinaires, et parfois beaucoup plus intensément que moi. Et je comprends leur solitude, leur combativité et leur résilience face à cette capacité qui empiète et bouscule parfois ou souvent leur quotidien.

Notre monde n’est pas ce qu’il parait être de prime abord. Il y a une tonne de choses qui sont cachées, connues ou inconnues, et qui n’attendent que nous ouvrions les yeux pour se découvrir. Et alors là, je peux vous assurez qu’une fois que vous avez les «yeux ouverts» (je le mets entre guillemets parce qu’il s’agit en fait d’ouvrir ses capacités et/ou ses perceptions extrasensorielles et non pas vos yeux physiques), une fois que vous êtes «éveillé», vous ne verrez et vivrez jamais plus le monde comme vous le voyez et vivez avant. Un peu comme pour Néo dans la Matrice, une fois qu’il a pris la petite pilule, il ne peut plus revenir en arrière, il ne peut plus redevenir totalement «aveugle» ou «endormis» comme il l’était avant.

« Je vais te dire pourquoi tu es ici. Tu es ici parce que tu sais quelque chose. Tu ne peux pas l’expliquer, mais tu le ressens. Tu l’as senti toute ta vie, qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le monde. Tu ne sais pas ce que c’est, mais tu le sens, comme une aiguille dans ton esprit, qui te rend fou. C’est ce sentiment qui t’a mené à moi. Sais-tu de quoi je parle ?» — Morpheus, La Matrice

Si l’occasion se présente, comme pour Néo, quelle pilule allez-vous prendre ? La bleue pour continuer à dormir pour l’éternité ou la rouge pour voir et/ou vivre toutes les réalités ?

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