Quelle sorte d’humain suis-je ?


Ce qui me pèse le plus c’est le poids de plus en plus lourd de mes responsabilités. Ce poids c’est moi- même qui me le met sur mes épaules. Je me sens responsable de mes réussites et des échecs, ainsi que du bien-être de ma famille. Je suis néanmoins capable de faire la part des choses, de mettre les événements en perspective. Ainsi, je peux plus ou moins facilement relativiser les événements. Comme dans la maxime des alcooliques, excepté que je ne le suis pas : « Seigneur, donnez-moi la force de changer les choses que je peux changer, d’accepter celles que je ne peux pas et d’avoir l’intelligence de faire la différence entre les deux. »

Bref, j’ai un sens aiguë des responsabilités. Et de manière plus ou moins volontaire, je suis en train de partager ce sens des responsabilités avec ma fille aînée. Ce n’est pas aisé à 8 ans de se sentir autant responsable. Cela pèse lourd sur ses frêles épaules, je le vois bien. Alors je fais mon gros possible également de lui transmettre aussi la capacité de relativiser les événements. C’est un peu moins facile.

Qu’est-ce que je fais ici ? Je ne suis pas meilleure que les autres. Je suis autant humaine ou dé-humaine que les autres. Je pète mes coches, je suis aussi bête et méchante qu’on peut l’être. Mon avantage, c’est que je m’en rend compte et que je me rend compte que la personne qui subit mes foudres ne le méritait par forcément ou du moins pas aussi intensément. Alors je m’excuse et j’essaye de faire amende honorable, au besoin. Mais pas toujours, parce que des fois, Ben.. de la marde, faut aussi que l’autre personne ne forge le caractère comme on dit, faut aussi qu’elle apprenne à être capable d’en prendre et c’est moi qui lui donne la leçon. Si plate et bête cela soit-il.

Je lisais le livre Le dôme de Stephen King l’autre jour et cela me faisais penser à l’expérience de Stanford (http://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_Stanford). Dans une telle expérience, de quel côté me tournerais-je ? Il me serait sûrement plus facile de faire partie de l’autorité, je n’aurais rien à affirmer, juste à suivre les ordres. D’un autre côté, je n’ai jamais été très bonne pour suivre les ordres. Questionner l’autorité en place fait un peu partie de mes gènes. Difficile de m’en défaire. Alors dans ce cas, qu’elle option serait le mieux :
– agir « undercover » et saper l’autorité par en-dessous pour remettre le monde sur le droit chemin
ou
– sortir du système et agir en « terroriste » de l’ordre établi ?

Je ne suis pas une terroriste. J’ai horreur de faire mal aux gens, aux animaux, aux plantes. Bon ok, je n’ai pas trop de pitié pour les bibittes. J’aime bien le confort. Mais l’ensemble du Système actuel me pue au nez. Donc, par exemple durant la 2ème Guerre mondiale, en France occupée, de quel côté je me serais rangée? Évidemment, dans le confort actuel de notre morale de 2013 c’est bien trop facile de se dire que j’aurais été du côté des gentils, mais mis dans ce contexte ou comme dans l’histoire du Dôme ou de Milgram ou de Stanford, quelle aurait été ma réaction ?

En vous regardant dans le blanc des yeux dans le miroir, de quel côté êtes-vous? Serez-vous capable de reconnaître que vous n’êtes pas nécessairement du côté des gentils? Êtes-vous capable de reconnaître l’immensité de l’horreur qui vous habite ? Aurez-vous le courage de vous levez face à l’adversité ? Alors que cette adversité même représente la ligne que suit la grande majorité des moutons? Êtes-vous capable d’être votre propre berger ?

Quelle sorte d’humain êtes-vous ? Êtes-vous vraiment humain? Êtes-vous capable de vous mettre dans la peau de l’autre? De ressentir tout son amour, toute sa haine, toute son horreur, toute sa souffrance, toute sa paix intérieur, tout son bonheur ?

Publicités

2 réflexions sur “Quelle sorte d’humain suis-je ?

  1. Peut-être vos parents ne vous l’ont-ils pas appris. Peut-être ont-ils toujours réglé les problèmes à votre place, vous maintenant dans l’idée qu’ils avaient, pour le faire, une baguette magique que vous n’aviez pas. Et peut-être attendez-vous encore qu’elle vous tombe, un jour, du ciel… Réveillez-vous, Alain !

    1. Et bien je ne sais pas qui est Alain, mais ce n’est pas moi. Par ailleurs, c’est bien le contraire de ce que vous affirmez. Alors sans rancune, mais vous n’avez pas rapport.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s