Les risques de la franchise : tu veux jouer à quitte ou double ?


Et bien voilà, c’est fait ou presque. Il y a presque un mois, j’ai reçu une très belle proposition d’emploi dans une organisation que j’aime beaucoup pour y avoir déjà travaillé pendant un certain temps. J’ai passé l’entrevue et j’attends depuis une réponse. Mon dossier n’est pas fermé. Il est encore dans le processus, c’est juste long c’est tout. J’ai encore toutes mes chances, du moins je l’espèce. Il y a des impondérables pour lesquels on ne peut rien. Alors pourquoi s’en faire ?

N’empêche… Au moment de l’entrevue, j’ai du aviser mon employeur actuel. Initialement, je ne voulais pas lui dire tout de suite. Pourquoi l’inquiéter alors que j’en étais juste à l’entrevue de débroussaillage ? De plus, je ne cherchais pas ailleurs, mais on m’avait fait signe sans que je le demande. Donc, ma grande patronnne me demande de but en blanc : «pourquoi dois-tu t’absenter cet après-midi ?». J’ai été franche et je lui ai parlé de cette belle opportunité. Elle était inquiète pour l’avenir du projet sur lequel je travaille et sur lequel je devais prendre la relève d’une autre personne qui partait en sabbatique, mais elle ne s’est pas opposée à ce que j’aille à mon entrevue, elle n’en a pas fait toute une histoire.

Néanmoins, un mois plus tard, me voilà au chômage (dès vendredi prochain en fait). Je n’ai toujours pas de nouvelle de ma fameuse proposition, je suis encore dans la course parait-il, mais j’attends toujours.

Mercredi dernier, mes deux patronnes m’ont rencontrée et ma grande patronne m’a lancé cet ultimatum : dans deux jours, donc vendredi de la semaine dernière, je dois lui dire si je reste où je pars pour d’autres cieux. J’ai donc relancé mon «futur» employeur. «Où en suis-je dans le processus ?» Toujours dans la course, le processus de sélection n’est pas encore terminé, mais on m’assure que je recevrai une réponse quelque part la semaine prochaine.

– Ça me fait une belle jambe…, me suis-je dit.

Qu’est-ce que je fais avec l’ultimatum de ma grande patronne ? C’est clair, c’est un quitte ou double.  Ma grande patronne avais été très claire sur le sujet, d’ici vendredi de la semaine dernière, j’avais le choix entre :

1- j’ai enfin une réponse de mon futur employeur et je confirme mon départ;

2- je ne reçois pas de réponse de mon futur employeur et ma grande patronne me confirme mon départ;

3- je reçois une réponse négative et je reste;

4- ou peu importe la réponse du futur employeur, je reste où je suis pour 6 mois, ce qui est la durée restante de mon contrat actuel.

C’est un quitte ou double mes amis. Je ne suis pas d’un tempérament de joueuse, mais je devais jouer. Allais-je négliger ou rejeter une POTENTIELLE offre VRAIMENT intéressante ou me satisfaire de ce que j’avais maintenant, c’est-à-dire 6 mois de travail ? Un tiens vaut-il mieux que deux tu l’auras comme suggère le proverbe ? Parfois oui, parfois non.

Avant que mon futur employeur m’annonce qu’il ne pouvait pas encore donner de réponse, j’avais déjà pris ma décision. J’allais jouer à quitte ou double. J’allais prendre un risque, le risque de me retrouver le bec à l’eau et au chômage, les finances encore dans le jaune frisant le rouge, mais l’été au soleil à la maison avec mes enfants.

J’ai choisi l’été à la maison avec mes enfants ainsi que l’opportunité d’une offre qui ne se refuse pas.

Donc, vendredi dernier, pas certaine encore de vouloir mes finances en jaune, cherchant une certaine possibilité de négocier avec ma grande patronne.  Mais peine perdue. J’ai eu à peine le temps de lui mentionner que mon «futur» employeur n’avait pas encore de réponse à me donner et qu’il m’avait assuré que j’en aurais une la semaine suivante. À peine le temps de prononcer une phrase, une simple phrase que voilà ! Elle me confirme mon départ, qu’elle met fin à mon emploi  ! Oh là là là !!! C’était je pars ou je reste, aucune autre possibilité. Et aujourd’hui, elle m’a confirmé que mon préavis travaillé commençait hier. Euh… je pensais qu’on s’était entendu pour que mon préavis commence quand j’aurais une réponse de mon futur employeur ? Ça avait l’air que non, c’était même très clair que non. Mon préavis commençait hier, that’s it, that’s all.

Bon… On fait quoi maintenant ? On attend ça l’air.

 Et ah oui aussi, il y a une chercheuse de tête qui m’a contacté pour un poste à Port Cartier. Peut-être vais-je vraiment partir pour d’autres cieux ? L’avenir nous le dira. En attendant, mon avenir est plein de belles promesses.

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