La fin d’un roman


La fin de semaine dernière, j’ai enfin obtenu la fin d’un de mes romans en cours. Un roman, que dis-je, trois romans. Une histoire fleuve qui se déroule en trois tomes. C’est une GROSSE histoire. Tellement grosse que je n’ose pas me remettre dessus. Comme pour les projets qui nous font penser à des éléphants blancs. Tellement de choses à dire et si peu de temps. À chaque que j’essaye de me concentrer, à peine une heure que je travaille sur mes histoires, que déjà faut que j’arrête pour faire autre chose : préparer le souper, aller chercher les filles à la garderie et à l’école, aider mon chum à ramasser les feuilles dans le jardin, etc. Il y a toujours quelques choses, pas moyen d’être tranquille. Ceux qui pensent que les femmes ou les hommes qui restent à la maison, par choix ou par obligation ou parce qu’ils sont entre-deux, s’imaginent toujours qu’on a rien à faire, qu’on passe notre journée à glandouiller devant la télé ou à faire des siestes ou à magasiner. C’est tellement loin de la réalité ! C’est fou ! Depuis que je suis à la maison, parce que je suis entre-deux, je suis toujours occupée. Je peux compter sur les doigts de ma main les fois où j’ai pris le temps de regarder la télévision. Il y a toujours quelque chose à faire, tellement que des fois je dois me botter le derrière pour trouver le temps d’écrire mes histoires.

Ce que mes histoires sont complexes et tordues. Elles ne lâchent pas prise facilement. Tu penses qu’en maximum cinq pages c’est fini, et bien non ! C’est tout le contraire. Prenez Nouvelle aube qui n’en fini plus de finir. Je pensais la terminer à la sixième page publiée et pas du tout, elle veut continuer, elle a encore des choses à dire, des trucs à vous montrer. Elle me torture l’esprit et je n’ai d’autres choix que de l’écrire encore. Même chose pour Le sortilège caché. Y a pas moyen de faire ça court. En plus, il y a mon Sans Papier que je dois remettre pour le 18, déjà ce vendredi ! Je vais poursuivre Face au Mal, une autre qui a encore des choses à raconter.

Plus j’écris et plus j’aime ça. Je pensais n’avoir rien à dire, rien à raconter, mais suffit que je m’y mette et voilà que cela sort tout seul. Mais je me rends compte qu’une fois que l’histoire est sortie, j’ai bien de la difficulté à la réécrire.  Par exemple, un autre de mes romans en attente, j’avais écrit en tout une cinquantaine de pages à simple interligne, il y a environ trois ans, en 2008. J’avais enregistré les vingts dernières sur une clé USB et la torpinouche, elle a flanchée ! Elle ne fonctionne plus ! J’ai demandé à plusieurs techniciens de la regarder voir ce qu’ils pourraient en sortir, mais les circuits sont trop petits, ça prendrait des outils spécialisés et ça coûte beaucoup beaucoup de bidoux, trop pour une écrivaine en herbe. Donc… une vingtaine de pages de parties, envolées. Terrible… J’ai encore toute l’histoire dans ma tête, mais on dirait que comme je l’ai déjà écrit en partie une fois, elle n’a pas envie d’être écrite de nouveau. Plate. Et j’ai d’autres histoires qui me turlupines en attendant, alors…

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11 réflexions sur “La fin d’un roman

  1. C’est exactement ce que j’ai fait. Aussitôt que je publie quelque chose sur mon blogue, ça va sur mon page perso de Facebook, ensuite je mets aussi un lien dans ma Page Facebook Geneviève Bouchard, écrivain, Allez je m’affirme !!! qui est réservé à mes commentaires en lien avec mes écrits en tout genre.

  2. Oui, une belle qualité, mais c’est surement pour ça que je suis pas dans l’armée, je ferais un très mauvais soldat. Obéir aveuglément aux ordres sans poser de questions, sans remettre en question l’autorité. C’est pour ça que j’ai besoin d’un patron très easy going et qui a confiance en ces employés pour pouvoir performer et être à la hauteur des attentes. Même si des fois mon boss trouvait très fatiguant mes remises en question de ses décisions ahahaha. J’ai eu plusieurs patrons de ce genre heureusement pour moi.

    1. Les meilleurs entreprises sont celles qui ont des patrons ouverts et à l’écoute 🙂
      Sinon tu peux toujours être ton propre chef, comme être écrivain te donne cette liberté!

  3. Je suis d’accord avec toi qu’écrire n’est pas difficile en soi mais il faut entretenir la flamme comme on dit. En fait, c’est une vrai relation l’écriture.
    Avant, pour moi aussi c’était facile écrire. Je crois que j’ai commencé à battre de l’aile quand je me suis mise à ne plus écouter ma voix intérieure lorsque j’écrivais. Il y a aussi que j’ai trop d’imagination, je ne vois pas seulement un scénario mais plusieurs et ça pour la même histoire! J’ai de la difficulté à me fixer sur un scénario, c’est peut-être la peur de me tromper (peur que je traine aussi dans la vie de tout les jours pas juste dans l’écriture).
    Lire ta réponse me fait du bien parce que tu es vrai, authentique, ça se sens! Tu n’as pas la grosse tête de certains!
    En fait, il me fait prendre conscience que je dois retourner à ma source. On me le dit en thérapie d’utiliser mes mots, mon écriture, je le lis souvent par « hasard » dans des livres que je trouve par « hasard » ici et là (surtout le livre de Dennis Palumbo « writing from the inside out »), je crois que le message que la vie m’envoie peut pas être plus clair! Et ton blog me donne l’exemple de quelqu’un qui s’écoute!
    Je suis aussi parfois space, ésotérisme (tarots, signes, anges, rêves, bouddhisme, etc) j’accorde aussi comme toi beaucoup d’importance à mes rêves souvent sources d’histoires, d’ailleurs mon roman que j’écris en s’moment a été inspiré de rêves récurrents dans l’enfance.
    Je crois que je suis tombé sur ton blog avec les tags wordpress! 🙂
    xoxo

    1. Et bien, je suis bien contente que tu sois tomber par «hasard» sur mon blogue. C’est le fun d’avoir l’avis de quelqu’un qui n’est pas de ma famille ou de mes amis(e) 🙂
      C’est le fun aussi d’avoir l’opinion de quelqu’un qui écrit aussi.
      Je pense qu’effectivement je suis vraie, des fois trop hahaha Mais bon, faut savoir prendre ses mauvais côtés aussi, ils font aussi parties de nous.
      Je n’ai pas d’hésitation à écrire ce que je ressens ou ce que je pense, mais parfois j’en ai à le publier, même quand c’est dans une histoire. Peur qu’on me trouve bizarre, trop flyée, qu’on me juge et qu’en en vienne finalement à ne plus m’aimer. Parce que tout reviens à cela finalement, se faire aimer des autres, la peur du rejet. On démontre à l’extérieur une plus ou moins grande tolérance au jugement des autres, mais dans notre petit coeur, c’est parfois tout chamboulé parce qu’on pense que les autres pensent que nous sommes… méchante, mauvaise, égoïste, sans-coeur ou que sais-je encore. Tout se résume à cela, s’aimer soi-même et se sentir aimée par les autres. C’est pour cela je crois que parfois la critique est si difficile à prendre pour les artistes, les auteurs, les créateurs en fait (qu’ils soient connus ou inconnus). Nos oeuvres reflètent une partie de ce que nous sommes et lorsque le jugement des autres est négatif sur cette oeuvre, c’est sur nous qu’il est négatif. Certaines critiques (connus ou inconnus) jugent l’oeuvre sans juger le créateur et d’autres juges l’oeuvre ET le créateur. Et souvent, le créateur ne parvient pas à faire la différence entre les deux.

      Mais écrire est une bonne thérapie, ça permet de sortir le méchant et après quand on veut le sortir verbalement, c’est plus facile et moins explosif pour nous et pour les autres.

      1. Merci Aragonne 🙂
        Peut-être que montrer tes histoires plus « risqués » à tes amis ou un lecteur volontaire t’aiderais à vaincre ta légère angoisse de publié certaines choses?

      2. En fait, c’est plus de montrer mes écrits à des inconnus qui me stress légèrement. D’où l’idée de ce blogue pour vaincre cette peur. Quand j’ai peur de quelque chose, je finis toujours par faire quelque chose pour la dépasser ou la surpasser. Même si parfois la peur ne me quitte pas nécessairement, au moins elle ne me contrôle plus. J’ai toujours eu horreur de me sentir contrôlée ou impuissante alors je finis toujours par soit changer mon attitude si je ne peux rien à la situation ou alors faire le contraire de ce qu’on attend de moi pour échapper à ce contrôle non approuvé de ma part. Je suis très indépendante de nature et je tolère difficilement les contraintes ou barrières que l’on souhaite m’imposer contre ma volonté. Même si des fois c’est pour mon bien.

  4. Pis en plus de penser qu’on fait rien parce qu’on est à la maison plusieurs croient qu’écrire c’est « facile » mais pour plusieurs auteurs il faut écrire tous les jours et pendant minimum 20 minutes pour se réchauffer. Une fois qu’on ai dedans pis qu’on se fait couper le courant (pour les responsabilités du quotidien) ça peut être frustrant! Entk je peux te dire que depuis que je lis tes histoires, je me permets plus d’écrire des choses que j’osais pas par autocensure des petits démons intérieurs que je me refusais de libérer par écrit. Ton blog est tombé à poil dans mon cheminement. xoxo

    1. Il n’y a pas de hasard : «Le hasard est un déguisement que prend Dieu lorsqu’Il veut voyager incognito» – Inconnu.

      Je ne crois qu’écrire soit difficile en soit. Tout le monde peut le faire, mais ça ne veut pas dire que tout le monde est bon en écriture. C’est comme dans toute chose. Il faut s’atteler à la tâche et si on veut s’améliorer, il faut pratiquer. Pour certains, cela peut effectivement être plus ardu que pour d’autres. Pour moi c’est relativement facile. J’écris une phrase et le reste suit habituellement. En fait, j’ai le film dans ma tête, tout commence par un film dans ma tête ou dans mes rêve (seigneur comme je peux faire des rêves réalistes !!!), puis je mets ce que je vois par écrit. Évidemment, ça c’est pour mes histoires. Pour les écrits du genre commentaire, je fais une petite montée de lait et ça vient tout seul. Pour moi, l’écriture est beaucoup relié à mes émotions. Plus je vis des émotions, plus j’ai envie d’écrire et plus j’ai d’inspiration. En fait, plus je suis angoissée, plus je suis inspirée. N’est-ce pas bizarre ? Évidemment, j’imagine que mes écrits reflète mes émotions. Ce qui fait que j’écris beaucoup de science-fiction, de fantastique et de l’horreur, parfois aussi du fantasy. Je n’écris pas le quotidien, le réel. C’est trop déprimant, je veux dire, on le vit déjà, faut-il l’écrire en plus ? Pour moi non, pour d’autres oui.

      Mais c’est tellement frustrant en effet que de se mettre dedans et de devoir subitement tout arrêter pour nos responsabilités familiales ou autres choses de plus importants. S’en est parfois assez frustrant. Dans mon blogue, je me permets d’être plus osée, plus extravagante et weird. Cependant, pour mes Chroniques de la trentaine dans le Sans Papier, j’essaye d’être plus connectée avec la réalité. C’est un média plus grand public alors je m’autocensure souvent. Je remarque cependant qu’il m’arrive encore d’avoir, non pas honte, mais peut-être d’être gênée par mes écrits. Je suis un peu, ok parfois beaucoup, space ces temps-ci. Je cherche une ou des vérités ou des réponses ou des signes ou je sais pas quoi. Je trouve que la vie des parents d’aujourd’hui, ceux dont les deux doivent travailler, est très aliénante et j’essaye d’y trouver une alternative sans y laisser mon âme ou mon portefeuille. En ce moment, c’est pas mal mon portefeuille qui prend le bord. Je remarque aussi que je peux me libérer, ou du moins les atténuer, de certaines de mes angoisses en les mettant par écrit. Parfois ça passe mieux dans une nouvelle fantastique où je peux laisser libre cours à mon imagination trop fertile plutôt que dans un commentaire plus réaliste où là on me prendrait vraiment pour une cinglée.

      J’avoue que je suis vraiment contente que tu me lises et ça me fait du bien aussi de savoir que quelqu’un se sent mieux grâce à ce que j’écris.

      Petite question, comment es-tu tombée sur mon blogue ?

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