L’homme sans visage


(Petite nouvelle publié dans mes Chroniques de la trentaine pour le Sans Papier de mai 2011 : http://benhur.teluq.ca/wordpress/sanspapier/chroniques/espace_prive/espace13_0511/ )

Il venait de se réveiller en sursaut.  Un cauchemar affreux. C’était le même à chaque fois. Il l’avait une fois de plus entraîné dans un univers monstrueux, comme toutes les nuits de cette horrible semaine. Tous les matins, un fragment de souvenir de son rêve semblait vouloir refaire surface, hésitait, puis s’évanouissait à chaque fois dans les limbes de sa mémoire.  Aujourd’hui ne faisait pas exception à la règle.

Le jeune homme s’assit sur son lit et s’appuya contre le mur. Son regard balaya la chambre d’un air vaguement inquiet.  Son problème était sérieux et c’était peu dire; il était amnésique, mais le fait de le savoir ne le réconfortait pas pour autant. Sa perte de mémoire remontait à environ une semaine. Quelque chose avait effacé son enfance, son adolescence et il ne savait trop combien d’années de sa vie d’adulte. Mais ce n’était pas tout; il n’avait aucune blessure, ni contusion et son esprit cherchait en vain les événements d’hier ou d’avant-hier. Bref l’homme ne se souvenait que de ce matin même.  Chaque nuit renouvelait son oubli.  Bizarrement, il se souvenait de son nom : Gordon Lamarre.

Gordon avait le sentiment d’avoir oublié quelque chose d’essentiel, de capital.  Ce sentiment l’agaçait au plus haut point. N’y prêtant plus attention, le jeune homme tourna son regard vers la fenêtre à sa gauche : un rideau de velours gris foncé était tiré sur le côté.  Malgré la saleté des vitres, on voyait bien que le ciel était gris et nuageux. Il pleuvait aujourd’hui. Un écriteau sur le vieil édifice de briques rouges, en face de la fenêtre, avertissait que l’immeuble serait démoli bientôt pour en construire un nouveau. Gordon ressentait à nouveau avec intensité ce sentiment d’oubli.  Il tenta de se rendormir, mais n’y arriva pas. Il rejeta ses couvertures et se leva.  Même son boxer blanc signé Calvin Klein était une surprise pour lui.  Devant la porte de la garde-robe, le grand miroir lui renvoyait l’image d’un étranger, normalement constitué et assez bien de sa personne.

Gordon était grand, plus que la moyenne des gens. Ses cheveux châtains, quoique coupés courts, étaient en broussaille.  Il avait des yeux couleur noisette, des lèvres bien dessinées et un menton plutôt carré.  Un corps bien proportionné et des muscles fermes.  L’ensemble de ses caractéristiques le satisfaisait.  Ne pouvant dire son âge avec exactitude puisqu’il ne s’en souvenait pas, Gordon s’estimait au début de la trentaine.  De nouveau ce terrible sentiment d’oubli le terrassa.

–       Mais qu’ai-je donc pu oublier de si important?, se demandait-il, Quand est-ce que je sortirai de ce cauchemar?

Il enfila le pantalon noir et le t-shirt blanc qui l’attendait au pied du lit.  Sa chambre… il la redécouvrait d’un œil étranger à chaque matin. Encore une fois, il devait l’explorer pour y chercher le moindre objet nécessaire.  Sous la commode, le coin d’un album de photo dépassait.  Gordon se baissa pour le ramasser et entreprit de le feuilleter.

Un article de journal était collé sur la première page. Visiblement un journal à sensations, puisque l’article et la photo qui l’accompagnait racontait que plusieurs personnes, tard une nuit d’été, avaient aperçu un être chauve sans visage traversant la rue d’une grande ville. Ceux qui l’avaient aperçu, avaient voulu le suivre, mais l’étranger s’était volatilisé. On ne l’avait pas revu depuis. Tout cela remontait à un peu plus d’un an. Sur la photo, on voyait l’image floue d’une soucoupe volante.  Le journaliste avait cru bon de préciser que l’être sans visage était probablement un extra-terrestre. Gordon sourit à cette allusion.  Il ne croyait pas aux extra-terrestres. Si jamais ceux-ci existaient, ils ne seraient certainement pas assez idiots pour venir sur cette planète de fous.  De toute façon, les ressources de cette planète étaient presque toutes épuisées.  Alors quel pourrait bien être leur motivation de venir ici?

Il tourna les pages. Chacune des sept pages contenait la photographie d’un homme. Ils lui étaient vaguement familiers, mais il n’arrivait pas à comprendre pourquoi. Il y avait aussi une photographie de lui. Derrière chaque portrait, un nom (dont le sien), une date et le nom d’une ville.  Il ne voyait aucun lien entre ces gens.  Pourquoi avait-il collectionné cet article de journal et ces photos?  Un autre mystère!  Ni le premier, ni le dernier! Le jeune homme regarda plus attentivement les photos. Tous étaient de type caucasien. Il y avait un petit chauve et trapu, un géant aux cheveux noirs coupés en brosse et tout en muscles,  un homme corpulent de taille moyenne avec des yeux d’un bleu profond, un autre tout à fait ordinaire avec un tatou d’aigle sur l’épaule gauche, un motard bien bâti habillé de cuir et le dernier, un homme d’une minceur incroyable avec des lunettes très épaisses.  L’âge de ces hommes variait entre 25 et 50 ans.

Qui étaient ces hommes? Quel rapport y avait-il entre lui et eux? Toutes ses questions restaient sans réponse. Le regard fixe, il contempla le vide de son existence. Gordon voulait absolument tenter quelque chose pour retrouver sa mémoire, son passé.  Il ne se sentait plus capable de rester dans cet état. Le visage d’un de ces hommes lui semblait vaguement familier. Mais pourquoi? Le souvenir d’une émission de télévision lui revint. Tout-à-coup, Gordon sut.  Il avait vu l’homme aux lunettes très épaisses à une émission du genre Avis de recherche!  Un curieux doute s’insinua dans son esprit.  Si cet homme était porté disparu, peut-être les autres l’étaient-ils aussi, et lui-même du même coup! On devait le rechercher! Il avait certainement une famille, des amis, un emploi! Il prit le téléphone sur la table de chevet près de son lit et composa le numéro des renseignements. La téléphoniste lui donna le numéro de la police. C’est là qu’il avait des chances de trouver les informations si nécessaire pour reconstituer son passé.  « Bonjour, vous êtes bien à la Sûreté du Québec.  Pour parler à un de nos agents, faites le 1, pour … Service des Personnes disparues, faites le 6… », Gordon appuya sur le 6.

–     Bonjour.  Ici la Sûreté du Québec, Service des Personnes disparues, agent Diane Beaudoin à l’appareil, que puis-je faire pour vous aider?

–     Je voudrais savoir si vous ayez émis des avis de recherche pour des personnes disparues aux noms suivants : Gordon Lamarre, Édouard Carpentier, John Goodman, Michel St-Germain, Charles Smith, André Gauthier et Nicolas Lefebvre.

–     Depuis combien de temps ces personnes sont-elles portées disparues

–     Je n’en ai pas la moindre idée.

–     Puis-je avoir votre nom s’il-vous-plait?, lui demanda-t-on.

–     …

–     Monsieur?

–     Albert, Albert McKenzie.

–     Bon, je vais voir ce que je peux faire.  Veuillez patienter quelques instants, s’il-vous-plait.

Deux minutes s’écoulèrent.

–     Vous êtes toujours là monsieur McKenzie?, demanda la policière.

–     Oui.

–     Toutes ces personnes sont portées disparues. Le plus lointain avis remonte à huit ans et il s’agit de Charles Smith.  Le plus récent remonte à un mois et c’est celui de Gordon Lamarre.

Gordon en resta sans voix pendant plusieurs secondes.

–     Monsieur?…  Vous allez bien?, lui demanda policière.

–     …

–     Monsieur McKenzie, êtes-vous toujours-là?

–     Oui, oui.  Je vous remercie mademoiselle, dit Gordon.

Puis le jeune homme raccrocha doucement le combiné. ‘’Mon Dieu, c’est donc vrai… Pourquoi est-ce que je conserve un album avec plein de photos de personnes disparues? Comment ai-je eu ces photos?’’ Plusieurs questions et des hypothèses dramatiques défilaient dans sa tête. Il avait presque envie de renoncer à son enquête avant même d’avoir vraiment commencé, mais il se ressaisit. Machinalement, Gordon mit ses mains dans ses poches.  Ses doigts accrochèrent un morceau de métal.  Quel objet étrange!  C’était une sorte de pendentif d’un noir de jais, un peu plus petit que la paume de la main, fait d’une matière qui ressemblait à du plastique métallisé. Deux trous assez gros pour y passer des doigts l’intriguèrent au plus haut point. ‘’À quoi cela peut-il bien servir?’’, se demanda Gordon.

Il introduisit deux de ses doigts à l’intérieur des trous.  Immédiatement, quelque chose le piqua au majeur, lui arrachant une goutte de sang. Surpris, il eut un léger mouvement de recul et voulut retirer l’objet, mais un curieux mécanisme s’enclencha et le bijou s’ouvrit en deux.  Une dizaine de petits cristaux collés à l’intérieur du médaillon scintillaient maintenant dans la lumière. Il lui fut impossible de retirer ses doigts de l’étrange objet. Il essaya de plusieurs manières; il prit même un marteau et une paire de pince qu’il trouva dans le fond de la garde-robe, mais rien à faire.  Le jeune homme ne fut même pas capable d’égratigner l’étrange métal.  En désespoir de cause, il s’assit sur le lit, la tête entre les mains, et essaya de réfléchir à sa situation.

Regardant de tout côté, il cherchait un objet quelconque qui puisse l’aider à enlever cette chose.  Ses yeux s’arrêtèrent sur une plaque de couleur noir à côté de la porte de la salle de bain.  Il se leva et alla voir de plus près. La plaque noire semblait être faite du même métal que l’objet mystérieux dont il était prisonnier.  De plus près, le jeune homme remarqua plusieurs petits trous dans un renfoncement et deux autres plus profonds, comme si quelque chose devait s’y enfoncer. Pensif, Gordon regarda la plaque, puis l’objet bizarre qu’il avait dans la main et les appliqua l’un contre l’autre, doigts tendus.  Il y eut un gigantesque éclat de lumière.  Prestement, Gordon se cacha les yeux de sa main libre.  Lorsque la lumière eut déclinée jusqu’à un niveau confortable, Gordon baissa la main et souleva lentement ses paupières. De petites tâches bleues, rouges et jaunes dansaient devant ses yeux.  Peu à peu elles disparurent pour laisser place à une chose que le jeune homme n’avait encore jamais vue.

Dans le cadre de la porte de la salle de bain, il y avait maintenant un rideau de lumière qui flamboyait de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.  Jamais encore il n’avait vu quelque chose d’aussi beau que ce tourbillon de couleurs chatoyantes.  Mais malheureusement les mystères s’accumulaient sans lui apporter la moindre réponse.  Surpris, le jeune homme constata que ses doigts glissaient lentement hors du médaillon et que le bijou restait collé à la plaque.  Le rideau d’énergie palpitait comme s’il était animé d’une vie propre.  Pour faire un test, Gordon s’empara d’une brosse à cheveux et la projeta à travers le rideau d’énergie. Elle atterrit bruyamment sur le plancher de la salle de bain.  Il approcha les doigts et ne ressentit aucune douleur, alors il traversa tout le bras et le retira lentement.  Il ne se passa rien.  Encouragé par sa curiosité naturelle et par un vague souvenir, il pénétra tout entier dans le rideau d’énergie et se retrouva… ailleurs. Il était dans une pièce qui semblait être la salle de contrôle d’un petit vaisseau spatial, comme dans les films de science-fiction.  Mais où donc avait-il atterri? Mais c’est à la vue de ce décor si inattendu que la mémoire lui revint.  Gordon Lamarre se souvenait maintenant de tout, de son vrai nom, de son passé, de son présent et de la mission cruciale qu’il avait à accomplir.

N’ayant plus besoin d’explorer les lieux, Gordon retourna sur ses pas et traversa la barrière d’énergie. Sa chambre l’attendait. Gordon referma la porte de la salle de bain et appuya sur un bouton qui dépassait de la plaque de métal plastifié. Le courant d’énergie qui alimentait la barrière fut coupé. Ceci étant fait, Gordon ouvrit la porte et pénétra dans la salle de bain pour y chercher une serviette humide. Gordon mit ses deux mains sur sa tête et d’un mouvement sec arracha la perruque qui lui recouvrait le crâne. Puis avec la serviette mouillée, il se frotta vigoureusement le visage.  Par un effort de volonté, Gordon fit bouger tous les muscles et les os de son visage. Tous ses traits distinctifs disparurent lors de la transformation. Graduellement, son vrai visage reparut: un masque de chair, neutre, vide et sans expression. ‘’Ouf! J’y suis finalement arrivé. La prochaine fois que j’assimilerai l’identité d’un humain, je ferai mon enquête plus en profondeur. Absorber l’identité d’un homme ayant perdu la mémoire, m’a rendu moi-même amnésique’’, maugréa Dorochid. Il n’était pas un humain, mais bien un extra-terrestre de la race des Camélionides. Il se trouva idiot en repensant à sa pensée où il se disait qu’il ne croyait pas aux extra-terrestres.

L’extra-terrestre se leva et ramassa tout ce qui aurait pu trahir son existence.  Dorochid était maintenant prêt à mettre à exécution la dernière étape de sa mission.  Il retourna vers la salle de bain et rétablit le champ d’énergie.  Une dizaine de secondes plus tard, l’étrange lumière multicolore apparut dans l’encadrement de la porte.  Dorochid pénétra dans le mur de lumière.  Ce mur était une barrière spatio-temporelle qui permettait de passer d’un lieu, d’un temps ou d’une dimension à un autre.  Il permettait aussi d’aller dans un lieu indéfini, où règne le vide, le néant appelé Draknor par les espèces utilisant cette sorte de transport.  Le Draknor était très utile, les Camélionides s’en servait pour cacher leurs vaisseaux lorsqu’ils exploraient certaines planètes habitées.  Cela permettait de ne pas se faire voir par les autochtones.

À l’intérieur de son vaisseau spatial, l’extra-terrestre, par une simple pression du doigt sur un bouton, dématérialisa le pendentif et la plaque de métal qui étaient restés dans la chambre d’hôtel où il avait passé plusieurs heures angoissantes. Quelques secondes plus tard, les deux objets réapparurent sur la cloison intérieure du vaisseau. Dorochid fit une rapide inspection des instruments, vérifiant les appareils un à un. Tout était en ordre, il ne lui restait plus qu’un détail à examiner.  Devant une grande porte faite d’un métal tellement poli qu’il ressemblait à un miroir, la créature s’attarda quelques instants pour donner le temps aux contrôles de l’identifier. La porte s’ouvrit, laissant échapper un courant d’air glacial. Une chambre froide, toute en longueur, baignait dans une lumière bleutée. Douze petites cabines faites d’un épais cristal bleu y étaient alignées. À l’intérieur de sept de ces cagibis, un corps de mâle humain. Ces sept hommes étaient les identités que Dorochid avait aspirées, puis intégrées à son propre esprit, pour pouvoir passer inaperçu durant son séjour sur Terre.  Il vérifia l’état de chacun des corps; tous semblaient être en excellente condition.  Ces corps étaient encore vivants, mais ils leur manquaient une âme, une personnalité. La conscience de ces hommes avait disparue lorsque l’extra-terrestre avait pris possession de leur cerveau, puis de leur corps.

Dorochid s’arrêta devant le dernier corps et sourit intérieurement. ‘’Que de troubles tu m’as causés.  J’ai bien failli échouer dans ma mission et perdre mon esprit.  Néanmoins, toi et les autres (il fit un geste vers les six autres corps) vous nous servirez encore. D’une certaine façon, vous allez contribuer à la survie de votre race.  Vous serez nos esclaves ou bien encore vous servirez de monnaie d’échanges, étant donné que les Ragvirs[1] détiennent encore en captivité plusieurs de mes compagnons’’, pensa l’extra-terrestre, souriant à l’intérieur de lui avec contentement. Satisfait de son inspection, Dorochid ne s’attarda pas très longtemps.  Il devait rendre compte de sa mission à son commandant.  Il avait déjà été tellement retardé que ses supérieurs devaient se poser des questions. Le Camélionide se dirigea vers le poste de commandement et s’assit sur le haut banc de communication et pilotage. Confortablement installé, l’extra-terrestre ajusta l’appareil de communication et entra en contact avec son vaisseau mère, caché dans le Draknor.

Un petit écran d’une trentaine de centimètres de diamètre s’illumina et bientôt une figure d’un blanc laiteux, toute semblable à la sienne, apparut. N’ayant pas de bouche à proprement parlé, les Camélionides communiquaient entre eux par la pensée, grâce à un procédé ingénieux : un petit bonnet de fer posé sur la tête permettait la transmission des pensées, quelque soit la distance entre les interlocuteurs.

– Ratio ral minio av litatis (Gloire et puissance à vous, Ratio[2]), dit Dorochid à son supérieur sur un ton respectueux.

– Rag nori Dorochid (Repos et bienvenu à toi, Dorochid).  Avez-vous terminé votre mission?

– Oui Ratio.  J’ai recueilli toutes les informations nécessaires.

– Faites-moi un rapport écrit, pour les archives.  Mais dites-moi d’abord si la situation nous est favorable,  demanda le Ratio.

Dorochid répondit, qu’en effet, selon ses nombreuses années d’observation, la planète X-3312, appelée Terre par les autochtones, était à son maximum de vulnérabilité.  Leur technologie, plutôt primitive, ne pourrait résister très longtemps à l’envahisseur.

– Il n’est donc pas encore trop tard pour nous installer sur cette planète et ainsi devancer l’envahisseur Ragvir dans leur progression?, demanda le Ratio.

– Effectivement Ratio.  Je dirais que c’est le meilleur moment pour sauver cette planète.

– Très bien Raine[3] Dorochid. Revenez immédiatement au vaisseau mère. Le signal de sauvetage sera donné dans approximativement trente minutes, temps terrestre.

Dorochid le Camélionide salua son supérieur, rompit la communication.

– Quel bonheur de revenir parmi les siens!

Une quarantaine de minutes plus tard, plusieurs vaisseaux apparurent les uns après les autres et se positionnèrent autour de la Terre. Ils descendirent suffisamment dans l’atmosphère pour être bien visibles des habitants de la planète. Le tiers d’entre eux avaient reçu l’ordre d’atterrir et de s’emparer des stocks d’armes, déjà repérés depuis longtemps. Les autochtones pris par surprise ne purent résister aux Camélionides. Les Terriens furent réduits en esclavage et un million d’entre eux servirent de monnaie d’échange contre des Camélionides retenus captifs par les terribles Ragvirs.

Cent ans plus tard, un brin d’espoir renaissait parmi les survivants de l’humanité.  Un groupe de rebelles s’était formé… et ils avaient fait une découverte importante…


[1]Ragvir : Extra-terrestre de la planète Ragvirina, d’une cruauté extrême. Au contraire de leur voisin et ennemi juré du système solaire de Camilis, les Camélionides, les Ragvirs mangent leur victime encore vivante.  Ils leur arrivent souvent de laisser mourir leur « nourriture » dans de terribles souffrances, lorsque ces carnassiers n’ont plus faim.

[2]« Ratio » est un grade dans la hiérarchie militaire Camélionide, signifiant supérieur immédiat.

[3]« Raine » étant le titre le plus haut qu’un espion puisse obtenir dans la hiérarchie militaire Camélionide.

 

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2 réflexions sur “L’homme sans visage

  1. Wow! Que d’imagination 🙂
    Je ne suis habituellement pas une grande fan de science fiction mais là j’ai été servie. J’ai été tenue en haleine tout au long du récit 🙂

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