Affirmez ce que vous êtes, n'ayez pas honte de ce que vous pensez

En ce jour d’été


J’étais en train d’écrire une petite chronique pour ce blogue. Ça commençait comme de rien, en parlant de chaleur et d’effets scolaires achetés pour la rentrée. Ça continue vers mes petites mésaventures de camping, que j’espérais drôle, et puis… fin. Ma tablette avait décidé de ne pas enregistrer mon brouillon. Elle avait pourtant bien gardé en mémoire mon premier brouillon, mais pas la deuxième fois que j’y suis revenue pour y ajouter des choses.

VLAN dans les dents. Encore une fois. Ça m’arrive souvent ce genre de truc il me semble. Et j’ai tellement horreur de réécrire une histoire déjà tapée. Cela me donne de l’urticaire et la motivation fout le camp assez rapidement.

Donc… Il a fait chaud cette semaine. Très chaud et quand j’ai chaud, je suis grognonne. Je suis de même. Je comprend pourquoi les pays chauds ont tendance à toujours être sur le pied de guerre. Tassez-vous de là, j’ai CHAUD ! J’ai fêté ma fête dans une chaleur torride. Fêté est un grand mot, j’ai fait ça assez simple, même si j’ai eu 40 ans cette année. Pour me récompenser, je suis allée au Wal Mart acheter les trucs scolaires pour mes enfants. Un mercredi après-midi… Tabar.. y avait du monde. Plein de monde, trop de monde. Je pense que je m’en viens agoraphobe en vieillissant. Qui a-t-il de réjouissant à aller fêter son quarantième anniversaire de naissance en allant acheter les trucs scolaires au Wal Mart ? Absolument rien.

effet scolaire

Peut-être même que c’était une punition envers moi-même qui ne se sentait pas d’humeur à la fête. Peut-être même pour apprécier le fait d’être encore plus grognonne. Alors ? On a fait le plein de crayons et de cahiers de toutes les formes et de toutes les couleurs, on a mangé un wrap assez moyen chez le McDo du Wal Mart parce que c’est bien connu, aussitôt qu’on va magasiner mes enfants deviennent soudainement affamés et que moi je me fais un malin plaisir pour essayer de les faire jeûner. Mais des fois ça ne marche pas. Comme cette fois-là. Après, on va chez Bureau en gros parce que évidemment, il n’y avait pas de règle transparente de trente centimètres chez WM et qu’il manquait d’autres cossins.

Retour au bercail. Mon souper de fête ? Me tentait pas de sortir et ce n’est pas mon tendre époux ni mes chers enfants qui allaient me faire à souper. Re-sors la voiture, cette fois-ci direction épicerie du coin. Je m’étais mise en tête de manger des sushis maisons. J’avais pas mal tout ce qu’il me fallait mis à part quelques bricoles et j’en ai aussi profiter pour faire le plein de vin, tant qu’à faire. Mon souper était bon, merci à la cuisinière (moi) et le gâteau aussi, merci mes si gentilles filles. Deux jours plus tard, on a fait un souper avec ma famille dans un vrai et bon resto sushi. Dispendieux, mais délicieux.

sushi

Ça fait quelques années que je ne me sens pas au top pour ma fête. Ce n’est pas à cause de l’âge. Je pense que ça un lien avec le fait que ma fête est généralement toute proche de la fin de mes vacances d’été et que ça me fout le cafard.

Voilà, c’est ça que j’ai. Mes vacances sont finies. Que voulez-vous, on prend goût à folâtrer sans stress, sans planification, sans organisation.

Lundi… c’est le retour au boulot.

fini vacances

 


Les guerriers du chaos – Volume 1 – L’amulette d’éternité – Chapitre 9

Après avoir convenu des détails de leur plan d’évasion, Danak écouta à la porte et n’entendant aucun bruit, il prononça un petit enchantement. Un léger clic se fit entendre et il ouvrit la porte sans faire de bruit. Un matelot visiblement ivre mort était affalé par terre. Ils étaient tellement certains de l’efficacité de leur poison que le capitaine n’avait pas pris la peine de les faire surveiller convenablement. Ils sortirent donc tous deux sans peine de leur cabine. Ils y avaient bien quelques matelots sur le pont, mais ils semblaient plus préoccupés par leurs tâches qu’autre chose. Les deux comparses se dirigèrent silencieusement vers la coquerie. Ils y trouvèrent tout ce qu’il fallait pour mettre le feu au navire comme Yana le souhaitait. Celle-ci aspergea d’huile inflammable toute la petite pièce et y lança une allumette. Le feu prit rapidement. Avant que la pièce ne soit remplie de flamme et de fumée, Yana et Danak quittèrent la coquerie en douce. Danak était dans la petite chaloupe et Yana sur le point d’y mettre les pieds quand un des matelots les aperçut et donna l’alerte.

  • Les prisonniers s’échappent !, cria-t-il en prenant son épée.

Il engagea le combat avec Yana et au même moment, un autre cri se fit entendre.

  • Au feu ! Au feu !

Yana vit d’autres matelots sortir d’un peu partout et se diriger vers la source de la fumée qui avait déjà passablement envahi le pont. Il y en avait tellement qu’elle rendait invisible le combat que se livrait la mercenaire et le marin. Celui-ci fut soudainement pris d’une quinte de toux irrépressible et Yana en profita pour lui perforer le cœur de sa lame. Puis elle sauta dans la chaloupe et Danak s’empressa d’activer les poulies pour faire descendre leur embarcation de fortune.

La petite chaloupe se dirigeait rapidement vers la côte grâce aux bras puissants de Danak qui ramait de toutes ses forces pour les éloigner du navire enflammé. Ils avaient si bien aspergé la coquerie que le feu s’était répandu sur tout le navire. Il semblait maintenant impossible aux hommes du capitaine Gonzo de venir à bout des flammes. Ils entendirent le gras capitaine crier «Abandonnez le navire» et virent plusieurs hommes sauter à la mer. Avant d’embarquer dans la chaloupe, Danak avait saboté l’autre canot de secours. L’équipage n’avait plus qu’à choisir entre mourir brulé ou mangé par les requins ou autres créatures marines aux dents longues.

L’aube se levait lorsqu’ils atteignirent la plage des territoires inconnus. Ils prirent quelques minutes pour se reposer sur le sable et manger quelques victuailles qu’ils avaient volées sur le navire. Puis ils pénétrèrent dans la jungle par un petit chemin. C’était encore le petit matin, pourtant il faisait déjà chaud comme dans un four. Dès qu’ils mirent le pied sous les futaies, des nuages de moustiques et autres mouches tropicales se mirent à les harceler sans leur laisser un instant de répit.

Perdue dans la jungle

Après plusieurs heures de marche forcée, ils durent se rendre à l’évidence. Il allait devoir passer la nuit dans la jungle. Une idée qui ne disait rien qui vaille ni à l’un ni à l’autre. Ils n’avaient pas encore trouvé l’endroit idéal pour bivouaquer,  mais y en avait-il seulement un dans cette forêt infernale ? En attendant, ils avaient trouvé un arbre mort sur lequel ils pouvaient s’asseoir.

  • Tu crois qu’on devrait camper ici ?, demanda Yana.
  • Ici ou ailleurs, je ne pense pas que cela fasse une grande différence.
  • Il y a des histoires horribles sur cette forêt. On dit que des régiments entiers ne sont jamais ressortis vivants de cet enfer vert.
  • Ouais, c’est ce qu’on dit.
  • Tu sais que je ne suis pas une trouillarde, mais les insectes, les araignées et toutes ces bestioles qui rampent ou sautent…
  • Bof, il y a pire et j’ai vu pire. Mon mai… mon ancien employeur avait le don pour les situations horribles et sanguinolentes.
  • Et les morts-vivants ? Je sais que certaines zones sont propices à ce type de maléfice. Tu crois qu’il y en a dans le coin ? Pas que j’en ai vraiment peur, mais ils sont souvent tellement… tu sais… dégoutants, sales, boursouflés, suintants et puants. Et dès qu’ils sont en horde, il y a aussi leurs horribles gémissements. J’aimerais savoir d’avance si cette jungle réveille les morts pour disons, être préparée et sur le qui-vive.

Et elle discourut ainsi quelque temps sur les zombies et autres morts-vivants. Les moustiques et autres insectes piqueurs volants lui mettaient les nerfs à vif et penser qu’il pourrait y avoir en plus des zombies la faisait carrément disjoncter. Cependant parler de ses craintes, qu’elle espérait ardemment injustifiées, à haute voix l’empêchait de trop y penser réellement. Ce qui fait qu’elle déversait sur son compagnon son babil incessant.

Danak regarda sa compagne dans les yeux. Il crut y déceler, quoi ? De la peur ? L’indomptable Yana d’Outre-Tombe aurait peur des zombies en plus des insectes. Et bien, c’était bon à savoir. C’était le genre d’information que son maître se ferait un plaisir d’utiliser contre la mercenaire.

  • Je ne sais pas s’il y a des morts-vivants ici. Des spectres et fantômes ? Peut-être. Des goules ? C’est improbable, mais pas impossible. Des araignées, des serpents, des vipères, des scorpions et des fourmis rouges ça c’est certain. Mais dans tous les cas, on va devoir passer la nuit ici.

Il se leva et s’éloigna. Yana interloquée se leva aussi. Il s’en allait, la laissait seule ici dans cette forêt maudite ? Danak, sentant le désarroi de sa compagne, lui cria : «Ça nous prend du bois pour le feu. Je reviens dans pas long.»

Lorsqu’il fut suffisamment éloigné et certain qu’elle ne l’ait pas suivi, Danak se connecta à son maitre Nazgaroth pour connaître la suite du plan. Le contact fut bref, mais le guerrier en savait assez pour être horrifié. Il ne savait pas si son maitre prendrait le temps de sauver son disciple d’une mort certaine. Il se ressaisit et regarda autour de lui pour ramasser les bouts de bois nécessaires à leur feu de camp. Il revint finalement à leur bivouac les bras chargés de bois. Il déposa le tout aux pieds de Yana qui n’avait pas bougé d’un poil. Rapidement, ils installèrent leur campement improvisé. On avait vu mieux comme site, mais cela ferait l’affaire pour ce soir. Les deux compagnons étaient épuisés, mais ils furent tous les deux d’accord pour dormir à tour de rôle.

  • Je vais prendre le premier tour de garde. Je te réveille dans trois heures et ainsi de suite, s’exclama Danak.
  • On se lève à l’aube et on déguerpit au plus vite de cet endroit. Je n’aime pas ça ici.
  • Oui, en effet, lui répondit-il d’un lugubre.

Yana n’y fit pas attention et s’installa du mieux qu’elle put. Elle ne pensait pas réussir à dormir, mais elle savait qu’elle pourrait compter sur Danak en cas de pépin. Il était un bon guerrier. Il faisait nuit noire lorsque Yana sombra finalement dans le sommeil. Dès qu’il s’en rendit compte, il la fouilla d’une main leste. Il trouva ce qu’il cherchait et s’éloigna rapidement. Alors qu’il n’avait fait que quelques pas, Yana se leva d’un bond et lui pointa son épée dans le dos.

  • Tu nous fais quoi là ? Une balade nocturne ? Avec ma carte en plus.

Le guerrier se retourna très lentement. Il ne doutait pas un seul instant que Yana l’embrocherait au moindre geste brusque.

  • Tu pensais peut-être qu’on pouvait me déjouer facilement ? Rends. Moi. La. Carte. Et je ne te le dirai pas deux fois.

Danak lui tendit lentement la carte. Dès qu’elle l’eut en main, Yana lui asséna un coup brutal sur la tempe et Danak s’écroula par terre.

  • Imbécile, il n’est pas né celui qui dupera Yana d’Outre-Tombe !

Elle mit la carte dans son gilet et tira le corps de Danak près du feu. Au moins, il ne serait pas tué par des bêtes sauvages. Pas tout de suite du moins. Elle trouva des lianes suffisamment rigides, puis elle lui lia les pieds et les mains. Il aurait été bien moins compliqué de l’abattre tout simplement, mais quelque chose la retenait, elle n’aurait su dire quoi exactement. Peut-être qu’elle se ramollissait. Mais non, se dit-elle, mon instinct ne m’a jamais trompé et ce n’est pas aujourd’hui qu’il va commencer. Partir seule au milieu de la nuit dans cette jungle infernale n’aurait pas été l’idée du siècle, elle était obligée de rester à leur campement jusqu’au lendemain matin. La seule chose qui l’embêtait c’est qu’elle ne pourrait pas dormir. Elle allait devoir alimenter le feu régulièrement pour ne pas qu’il s’éteigne, qui sait quelles horribles créatures rôdaient dans les environs, cette petite flambée les tiendrait à distance. Du moins, elle l’espérait.

La nuit fut très calme mis à part les hululements, craquements, hurlements, jappements et autres grincements de la faune nocturne. C’était plus que ce que Yana pouvait espérer, même si elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Danak quant à lui, ligoté comme il l’était dans ses lianes, n’avait pas bougé d’un poil. Yana avait fait du beau travail. Plus il se débattait et plus les lianes le serraient. Si bien qu’il avait complètement cessé de se débattre au bout de quelques minutes. Ne pouvant rien faire de plus pour le moment, il en avait profité pour piquer un roupillon bien mérité. Le soleil se levait et les maigres rayons qui filtraient à travers les feuilles vinrent le réveiller. Il regarda autour de lui et il ne vit personne. Il était seul, ligoté et en milieu de la jungle. Yana l’avait abandonné à son sort.

Dès les premières lueurs de l’aube, Yana se leva et partit sans regarder derrière elle. Au bout d’une trentaine de minutes, elle s’arrêta et consulta sa carte. Elle pensait être sur le bon chemin, mais s’exclama soudainement «Et merde !», puis elle rebroussa chemin. Ce misérable ver de terre lui avait remis le mauvais parchemin ! Une fausse carte ! Elle allait être obligée de rebrousser chemin. Quel merdier. Trop tard pour abandonner, perdue en plein milieu de nulle part. Pas d’autres choix que de faire demi-tour, au moins elle avait bien attaché Danak et avec un peu de chance, il serait encore là où elle l’avait laissé.

Le campement était dévasté. Il y avait par terre les lianes qui avaient servi à attacher Danak. Il y avait des traces de lutte ainsi que celles d’un animal, mais elle n’arrivait pas à l’identifier. Elle n’en avait jamais vu de pareil. Les pires rumeurs circulaient sur cette maudite forêt. La déesse seule pouvait savoir ce que c’était. Le temple de Nanorna se situait quelque part à l’est. Yana savait qu’elle avait peu de chance de l’atteindre sans la carte. De plus, cette foutue carte comportait également un plan du temple avec des indications sur l’endroit où elle devrait chercher l’amulette d’éternité. Bon, se dit-elle, sans la carte, ses chances étaient pour ainsi dire nulles. Selon les empreintes qu’il avait laissées, l’animal s’était dirigé vers le nord et il semblait avoir trainé avec lui ce faux jeton de Danak. Il semblerait qu’elle n’avait pas d’autre choix que de le suivre si elle voulait récupérer la carte. À voir les traces qu’il avait laissées derrière lui, c’était visiblement un très gros animal. Yana était un peu surprise qu’il n’ait pas simplement dévoré ce pauvre Danak près du campement.

Au bout d’un petit moment, elle arriva près d’une grotte. La mercenaire hésita un peu. Elle resserra sa prise sur son épée et pénétra à l’intérieur. Plus elle avançait et plus il faisait sombre. Cependant, au bout d’un petit moment, elle se rendit compte que les murs de roche luisaient d’un éclat phosphorescent lui permettant de voir où elle mettait les pieds. Des fils d’araignée commençaient à pendre un peu partout. Tout cela ne lui disait rien qui vaille.

Après avoir coupé un mur de fils, elle se retrouva soudainement devant Danak. Il était totalement englué dans les fils. Elle libéra son visage. Visiblement il respirait encore, donc il était en vie. Elle le réveilla avec quelques claques dans la figure. Il finit par ouvrir les yeux.

  • Yana ! C’est toi ! Je ne pensais pas te revoir un jour.
  • Où as-tu mis la carte espèce de scélérat ?
  • La carte ?, dit-il, Quelle carte ?
  • Tu sais très bien de quelle carte il s’agit. Celle du temple de Nanorna. Je ne sortirais jamais de cette jungle sans elle et toi non plus d’ailleurs.
  • Libère-moi et je te dirai où elle est. Et fait vite, j’ai bien peur que l’araignée ne revienne rapidement.
  • Je pense que tu m’as mal compris. S’il le faut, j’attendrai que l’araignée ait terminé son repas et je viendrai fouiller ce qu’il restera de tes vêtements, déclara Yana.
  • Si je te dis où elle est, tu me libèreras ?, demanda Danak.
  • D’accord. Où est la carte ?
  • Jure-moi que tu vas me libérer si je te dis où elle est.
  • Je le jure, dit Yana.

Danak hésita un peu, puis il lâcha le morceau.

  • La carte se trouve sous le gros billot près de notre bivouac.
  • Merci, mon cher, dit-elle en se dirigeant vers l’entrée de la grotte.
  • Non !!!, cria Danak. Yana sale garce ! Tu avais promis, tu avais juré !
  • Les mercenaires n’ont pas de parole, tu devrais le savoir, lui répondit-elle de loin.

Elle quitta la grotte. Danak lui criait encore des obscénités, mais il finit par se taire ou bien elle était rendue trop loin pour l’entendre. Près du bivouac, elle trouva rapidement le gros billot dont il avait parlé. Mais pourquoi diable ne l’avait-il pas gardé sur lui ?  Elle l’aurait peut-être libéré. La mercenaire fit rouler le tronc d’arbre et trouva facilement la carte. Oui, c’était bien la bonne carte cette fois-ci. Elle reprit le chemin par où elle était arrivée. Peut-être qu’elle devrait retourner libérer Danak. Mourir mangé par une araignée n’était pas la fin qu’elle lui souhaitait. Soudainement, elle entendit un horrible hurlement de peur, d’agonie et de souffrance. Elle s’arrêta pour écouter le cri qui ne semblait pas vouloir se terminer. Il était trop tard pour intervenir maintenant, autant continuer la route vers le temple.

Elle se sentait un peu coupable pour Danak. Oui, il l’avait piégée et volée. Qui sait depuis combien de temps il l’avait suivi. Mais quand même, elle aurait dû abréger ses souffrances et lui éviter cette horrible mort. Elle se remémora alors leurs quelques instants de bonheur à l’auberge. Il savait s’y faire avec les femmes. Et puis sans lui, comment aurait-elle pu s’extraire de sous le corps de l’ogre ? Merde, elle l’aimait bien ce bougre malgré tout. Il lui avait évité quelques joutes avec le gras capitaine. Et il n’aurait pas été de trop pour s’extraire de cette jungle. Yana culpabilisait de plus en plus.

Danak cessa de hurler. Il avait crié tout son désespoir, sa douleur et sa tristesse pour être certain que Yana l’entende. Mais elle n’était pas revenue. Si elle l’avait fait, peut-être aurait-il pu changer son destin. Mais elle n’était pas revenue. Il prononça les mots de son maitre et la grotte disparut autour de lui. Tout était gris et éthéré. Nazgaroth apparut et Danak tomba à genou devant lui.

  • Mon maitre, dit Danak en se prosternant.
  • C’est bien. Tu m’as bien servi. Maintenant, retourne dans le néant d’où je t’ai sorti.

Danak se réveilla dans son corps, dans la grotte et toujours englué dans la toile d’araignée. Apparemment, son maitre n’avait plus besoin de lui. Il ne le sauverait pas. Dommage, il avait beaucoup aimé ce corps et cette vie. Le néant, c’était si ennuyant. Un son en provenance de l’entrée de la grotte lui fit lever les yeux. L’araignée géante était revenue et elle l’embobina davantage dans ses fils. Bientôt tout son visage en fut couvert. Danak ne voyait plus rien, ce qui était bien étant donné que la vision de cette araignée était absolument horrible. Mais le plus important, c’est qu’il ne pouvait pas non plus respirer. Les fils bouchaient complètement sa bouche et son nez. Bientôt, il cessa de respirer. Sa dernière pensée fut pour son maitre. Il avait été généreux avec lui finalement. Danak sourit. Quand l’araignée le mangerait, il serait déjà mort. Et effectivement, la mort l’emporta sur cette dernière pensée.

Le jour avait fait place à la nuit, puis se fut de nouveau le lever du jour et ainsi de suite. Yana se battait férocement à coup d’épée contre les lianes, ronces et autres végétaux encombrants que l’on peut retrouver dans une forêt tropicale. Sans parler évidemment des nombreux insectes et araignées qui se faisaient un malin plaisir de lui gâcher l’existence. De la sueur coulait abondamment sur son front. Ses cheveux et tous ses vêtements en étaient trempés. Ils lui collaient au corps de façon désagréable. Il régnait une telle chaleur et humidité, qu’on se serait facilement cru dans un sauna.

  • Maudit enfer vert, maugréa-t-elle. Pas foutu de me laisser passer.

Depuis un certain temps déjà, elle formulait ses pensées à haute voix.  Et d’autres voix lui répondaient, la plupart du temps, celle de Danak, parfois celle du nain qui était mort pour cette foutue carte au trésor. De toute façon, qui donc dans cette maudite forêt aurait été en mesure de l’entendre, mis à part les fantômes qui lui répondaient. Cela faisait déjà une semaine qu’elle n’avait pas vu âme qui vive.  La dernière était Danak…

  • Danak, t’es mort depuis un bout maintenant. Cette putain d’araignée a dû se faire un sacré bon repas.  J’aurais dû te libérer, je me serais évité tout ce foutu travail, à hacher menu toutes ces lianes.  Putain, je te déteste!  Mais qu’est-ce qui t’as pris de vouloir filer en douce et me voler le parchemin?  Tu savais bien que je ne pouvais pas laisser passer un tel affront.

Elle criait maintenant.  Encore quelques coups de machettes, puis elle s’assit sur une grosse branche tombée d’un arbre il y a longtemps déjà. Après quelques minutes, elle se leva en sursaut en criant, jurant et crachant. Elle bondissait et sautait. Elle défit son pantalon et en chassa les insectes qui s’y étaient faufilés. Ses maudites fourmis avaient voulu la dévorer vivant!  Elle ne se laisserait pas faire aussi facilement. Putain, elle n’était pas un vulgaire morceau viande!  Elle remit son pantalon après l’avoir bien inspectée et elle donna un gros coup de pied à la branche en s’en faire mal aux orteils.

  • MAUDITES FOURMIS!!! JE VOUS TUERAI TOUTES!!!, hurla-t-elle à plein poumon.

Les fourmis ne lui prêtèrent pas plus d’attention et continuèrent leur transport de provisions jusqu’à leur fourmilière, située dans le cœur de la branche.

Yana s’en détourna et fit quelques pas. Il y avait devant elle une grosse roche où elle pourrait peut-être s’asseoir. Elle l’inspecta avec soin ainsi que les alentours pour s’assurer qu’elle n’aurait pas une autre de ses mésaventures avec ses ennemis les insectes. La pierre semblait sécuritaire et elle s’y assit sans plus attendre. Depuis une semaine, elle ne dormait que quelques heures par nuit. Elle ne se souvenait plus de la dernière fois où elle avait pris un bain. Elle sentait son esprit commencer à s’égarer et n’avait plus aucun souvenir des heures précédentes. Les jours et les nuits lui semblaient un interminable cauchemar sans fin. Elle avait l’impression d’être dans cette maudite jungle depuis une éternité et elle avait peur d’y rester à perpétuité. C’était surement le prix à payer pour toutes ses mauvaises actions. Elle avait déshonoré sa famille en quittant le temple. Elle avait désobéi à sa mère, une grande prêtresse. Les dieux lui faisaient chèrement payer le prix de ses caprices.

Yana divaguait. Elle était forte, mais elle sentait qu’elle allait bientôt perdre pied si elle ne recevait pas un peu d’aide. Le problème c’est qu’elle n’avait jamais eu foi dans les dieux, quels qu’ils soient. Les dieux ne lui avaient jamais rien apporté d’autre que la mort et des souffrances. Et voilà que les dieux la punissaient de cet affront. Elle replia ses genoux entre ses bras et pleura à gros sanglots pendant de longues minutes.

Le démon Nazgaroth la fixait intensément depuis quelque temps déjà. Il allait finir par perdre l’âme de cette mortelle s’il ne faisait pas bientôt quelque chose.  Malheureusement, son esclave était mort. Il pouvait toujours le ressusciter, mais cela prendrait du temps, trop de temps étant donné que son cadavre avait été dévoré par l’araignée et il n’y avait pas d’autre humain à sa disposition dans les environs. Yana n’était plus très loin du temple maintenant, mais elle ne l’atteindrait pas sans un peu d’aide. Si au moins, elle faisait un vœu ou une prière à haute voix, il pourrait intervenir directement. Mais la maudite ne croyait en rien.  Avait-elle un objet sur elle qui pourrait faire l’affaire?  Qui lui permettrait de prendre contact avec elle? Peut-être la roche sur laquelle elle était assise pourrait faire l’affaire?  Même si la pierre en tant que telle n’était pas un objet intime, elle la touchait directement et quelques-unes de ses larmes l’avaient mouillée. Par le contact de la pierre, il lui insuffla force et énergie, il apaisa ses craintes et souffrances.

Sans savoir pourquoi, Yana se sentit soudainement mieux. Même mieux que cela, elle se sentit revigorée et de nouveau en état d’affronter la jungle et de trouver ce foutu temple.  Il lui tardait d’avoir enfin entre ses mains l’amulette d’éternité.  Instinctivement, elle sut quelle direction prendre pour trouver la sortie. Elle avait dépassé le dernier point de repère indiqué sur la carte depuis déjà un certain temps et elle marchait à l’aveuglette. Elle ne savait pas à quoi était dû ce mieux-être et s’en foutait bien. L’important était qu’elle arrive à se procurer l’amulette.

Nasgaroth était satisfait. Il lui répugnait d’avoir à faire du bien à qui que ce soit, excepter lui-même, mais cette fois-ci était exceptionnelle. Il avait besoin de l’âme de cette mortelle pour parvenir à ses fins.  Il ne lui aurait servi en rien qu’elle meure dans la jungle, son âme s’en serait allée, les autres dieux seuls savaient où. Et puis, il s’aperçut qu’il aimait bien cette petite humaine.

Après quelques heures de marche, Yana aperçut enfin les limites d’une clairière et un temple au centre de celle-ci. Enfin, elle était sortie de cette immonde jungle. Enfin, elle sentait le soleil lui réchauffer la peau. Une grande muraille entourait l’enceinte du temple. Heureusement, elle semblait en très mauvais état. Elle trouva facilement un trou par lequel elle se faufila aisément. Il était clair que soit le temple était abandonné et elle pourrait fouiller comme elle veut partout, soit les moines étaient plutôt lâches sur l’entretien. Elle aurait peut-être dû mieux se renseigner, ça l’aurait aidé dans ses recherches. Mais il était trop tard maintenant. Le temple semblait peu entretenu, pourtant le culte de la déesse Nanorna était loin d’être moribond. Peut-être les moines étaient-ils si préoccupés par leurs dévotions quotidiennes qu’ils en avaient oublié l’entretien du temple. Yana trouva cela quand même bizarre. Avoir erré pendant des jours et des jours dans cette jungle et le fait qu’elle était si près de son but lui fit oublier momentanément toute notion de prudence et elle s’approcha à découvert d’une des entrées du temple. Elle pénétra sans encombre à l’intérieur des murs de pierre. La relative fraicheur de l’ombre lui fit un peu de bien. Elle entendait comme un murmure en bruit de fond. Les dévotions de moines peut-être? Difficile d’en être certaine pour l’instant. Elle s’approcha de plus en plus du cœur du temple. Pour l’instant il y avait peu de risque qu’elle se perde. L’allée où elle se trouvait était la seule qui était éclairée par des torches. La jeune femme avait croisé quelques portes, mais toutes étaient barrées ou donnaient sur des petites pièces vides. Plus elle avançait dans le couloir, plus le murmure devenait intense et distinct.

Yana y devinait une forme de prière. Le nom Nanorna revenait régulièrement. Après avoir monté un interminable escalier, elle arriva finalement à un genre d’alcôve qui surplombait une immense salle. L’alcôve permettait l’accès à une mince allée qui faisait le tour de la salle circulaire et y donnait une vue imprenable. Des gens y étaient rassemblés, peut-être une centaine de moines. La jeune femme ne craignait pas d’être vue, les moines prosternés par terre, le regard au niveau des semelles des souliers de leurs voisins. Au centre de la pièce se tenait le grand prêtre et derrière lui, une cascade descendait du plafond pour se jeter dans un bassin. D’où pouvait bien provenir cette eau? Peut-être d’un canal d’irrigation prenant sa source dans la jungle? Peu importait pour l’instant. Le grand prêtre psalmodiait et leva bien haut une petite boite. Il retira alors un collier de son cou. Un gros joyau rouge y était attaché. Un rubis surement. Était-ce l’amulette d’éternité? Enfin, sa quête arrivait à son terme. Le grand prêtre leva bien haut l’amulette, la mit ensuite dans la boite et la déposa sur l’autel. Il fit une dernière prière à Nanorna et referma le couvercle de la boite. Il prit la boite et il se produisit alors quelque chose d’étonnant. Il se tourna vers la cascade, fit deux pas dans le bassin et plongea la boite directement sous l’eau de la cascade. L’homme sorti du bassin sans la boite et il s’agenouilla comme les autres moines qui ne n’avaient pas relevé la tête de tout le processus. Yana ne quitta pas la boite des yeux. Celle-ci se mit étinceler de mille feux et à monter dans la cascade, pour finalement disparaître à son embouchure dans le plafond. Magie? Plus probablement un système de monte-charge quelconque. Tous les moines se levèrent alors dans un seul mouvement et sortirent en rang bien ordonné par les cinq sorties. Le grand prêtre, un grand homme maigre et chauve qui semblait dans la force de l’âge, sorti en dernier par une porte discrète derrière un des rideaux de velours qui cachait les murs de pierre de la salle. Yana en profita pour faire le tour de la celle-ci par l’accès de l’alcôve où elle se trouvait. Elle en fit le tour complet. Elle ne découvrit rien de bien intéressant.

La cascade bien que peu large et pourtant claire comme le cristal ne dévoilait pas le système de monte-charge par lequel la boite contenant la précieuse amulette s’était éclipsée. Yana revint à son point de départ et sortit en courant à l’air libre. Elle devait trouver un moyen d’accéder à l’étage supérieur ou au toit du temple. Elle finit par parvenir à un escalier de pierre qu’elle escaladait avec peine. Les marches étant minuscules et glissantes. Elle rata une marche et passa à deux doigts de se rompre le cou. Elle aurait pu y laisser sa peau. Arriver si près du but et mourir stupidement en manquant une marche d’un escalier, cela aurait été vraiment trop bête. Tant bien que mal, Yana se remit de ses émotions et termina l’ascension de l’escalier. Elle aboutit à une grande porte de bois qui s’ouvrit facilement après une simple poussée. La porte donnait sur le toit du temple. Un toit plat en pierre comme le reste du temple. Ayant enfin un aperçu de l’ensemble de la structure, elle s’aperçut qu’il était construit à flanc de montagne. Ce qui était tout de même bizarre puisque cette montagne n’était aucunement visible de la jungle tant les arbres étaient pressés les uns contre les autres. De plus, tout le terrain alentour était plat, excepté cette soudaine montagne de roche. En levant les yeux, Yana aperçut l’origine de la source de la cascade. L’eau était dirigée dans un canal d’irrigation tout en pierre et se déversait par un trou au milieu du toit. La jeune exploratrice s’approcha de celui-ci et se mit carrément la tête dans le trou. L’ouverture faisant facilement deux mètres de diamètre. La pièce sous le toit était richement décorée. « La chambre du grand prêtre », se dit-elle. Il y avait un lit, deux commodes et un bureau de travail. Sur celui-ci trônait bien en évidence le coffret de velours qui contenait l’amulette. En regardant plus attentivement, Yana découvrit le système de poulie dans la cascade qui permettait de faire monter et descendre la boite au contenu si précieux. Le trou menant à la grande salle circulaire était cependant beaucoup plus petit, à peine trente centimètres. Un petit rebord, encore une fois en pierre, évitait les débordements de la chute dans la chambre.

Étant sur le toit, elle devait maintenant trouver comment descendre dans la chambre. Elle pouvait toujours se glisser par le trou et s’arranger pour atterrir sur le plancher, mais celui-ci devait bien se situer à près de dix mètres. Ce qui faisait quand même beaucoup, même pour elle. Par ailleurs, toute cette eau avait rendu glissants les rebords de l’ouverture et rendait pratiquement impossible l’exercice de descendre à bout de bras. Le risque de se blesser était trop grand et elle risquait de ne plus être en état de repartir, ce qui pourrait être fâcheux si elle était prise les mains dans le sac. Et si elle quittait la pièce par la porte, elle craignait de rencontrer des moines et ne savait pas non plus à quoi cela aboutirait. Elle ne pourrait pas non plus repartir par la poulie qui menait à la grande salle circulaire, l’ouverture lui permettrait, mais les cordes ne semblaient pas suffisamment solides. Si une corde se rompait, elle terminerait sa chute dans le bassin. Comme celui-ci n’était pas profond, elle s’y romprait surement les os. Non, il lui fallait absolument une corde qu’elle jugerait assez solide ou encore une liane. Il y en avait des quantités dans la jungle toute proche. Pour couronner le tout, elle avait faim, elle crevait de faim même.  Depuis combien de temps elle n’avait pas eu quelque chose sous la dent? Sa tête lui tournait légèrement. Elle s’assit quelques instants pour reprendre ses esprits. Une fois le vertige passé, elle remit sa tête dans le trou. Oh miracle ! Il y avait une corbeille pleine de magnifiques fruits, une autre remplie de petits pains et même une cruche d’eau sur une des commodes. Toute cette nourriture la fit saliver.  Elle devait absolument trouver une liane suffisamment solide pour soutenir son poids. Un regard circulaire sur l’ensemble du toit lui permit de remarquer qu’il y avait, à intervalle fixe, cinq gros anneaux de métal. Elle se rapprocha de l’escalier pour redescendre sur le plancher. Elle regarda attentivement aux alentours pour s’assurer qu’il n’y avait personne. Mais que faisaient donc tous ces moines? Peut-être était-ce une journée consacrée exclusivement à la prière. Même si elle trouvait cela plutôt inquiétant, Yana ne s’en soucia pas trop. Le vide de son estomac la préoccupait bien davantage. L’idée de croquer dans une belle pomme bien juteuse et savoureuse lui faisait venir l’eau à la bouche. Elle avait l’esprit embrouillé. La jeune femme se dépêcha de rejoindre la jungle et de trouver une liane de la longueur appropriée. Cela lui prit peu de temps, à croire que la chance était avec elle pour une fois. Elle retourna sur le toit en quatrième vitesse et attacha solidement sa liane à l’anneau le plus près du trou. Elle vérifia dans le trou qu’il n’y avait toujours personne dans la pièce.

Il n’y avait pas âme qui vive. Elle se laissa donc tomber dans la pièce sans bruit et se rua sur le panier de fruits et s’empressa de dévorer la pomme qui la faisait saliver. Elle en profita aussi pour fourrer quelques petits pains dans ses poches avec quelques autres fruits. Puis elle se tourna vers la boite contenant l’amulette. Elle l’ouvrit et contempla enfin l’objet de cette périlleuse aventure : une chaîne d’or massif, quelques billes de pierre de lune avec un gros rubis rouge pour couronner le tout. Le pendentif était tout simplement magnifique. Elle en resta bouche bée quelques instants. Cependant Yana revint vite à ses esprits. Elle s’empressa de prendre le collier et s’apprêta à le mettre autour de son cou lorsqu’elle se retourna brusquement. Il y avait du bruit à l’extérieur de la pièce. Des moines venaient, elle devait quitter la pièce au plus vite. D’un mouvement vif, elle entreprit de grimper à liane, elle était presque arrivée au sommet lorsque la porte s’ouvrit avec fracas. Des moines pénétrèrent en trombe dans la chambre et se précipitèrent sur la liane. D’une manière ou d’une autre, ils avaient fini par la repérer. Il lui restait peut-être encore une petite chance de s’échapper. Elle se hissa rapidement hors du trou et se retrouva nez à nez avec des lances et des épées.  La mercenaire n’avait pas prévu cela. Ils avaient fait vite les bougres.

Les moines guerriers s’emparèrent d’elle sans ménagement. On lui arracha l’amulette d’éternité et on lui attacha les mains dans le dos pour éviter qu’elle ne tente un geste désespéré. Bien sûr, elle s’empresserait de profiter du premier moment de faiblesse venu pour s’échapper. On la conduisit dans une petite cellule humide quelque part dans les étages inférieurs du temple.

Nazgaroth dans son plan astral observait la situation avec intérêt. L’aboutissement de toutes ses manigances approchait.

Yana poireauta dans sa minuscule cellule quelques heures seulement. Elle en profita pour manger les quelques provisions qu’elle avait toujours en poche. Les moines avaient été négligents, ils ne l’avaient pas fouillée.

  • Au moins, je mourrai l’estomac plein, se dit-elle.

Elle s’assit par terre et elle se reposa comme elle put sur le sol de pierre humide. Près de trois heures passèrent quand on vint enfin la chercher. Les moines lui enlevèrent ses vêtements sales et humides sans ménagement. Elle se débattit un peu, mais une dague pointée sur sa gorge ralentit ses ardeurs. Par ailleurs, les moines ne firent aucun geste déplacé. On lui fit revêtir une grande tunique de lin blanche. Cela n’augurait rien de bon pour elle. Toujours avec brusquerie, on l’amena à la grande pièce circulaire, celle de la cascade. Les moines la firent s’étendre en croix sur l’autel et on lui attacha les pieds et les mains.

  • Tout ce merdier pour finir sacrifiée… quelle putain de vie j’ai eue, dit-elle tout haut.

Les moines remplirent la salle rapidement, ils devaient être une centaine. Il lui était difficile de bien évaluer dans la position où elle se trouvait. Une fois tous les moines en place, le grand prêtre fit son entrée et tous s’agenouillèrent. Celui-ci leva les bras dans les airs et entonna son discours dans la langue commune.

  • Nanorna a été fortement courroucée par la tentative de vol de l’Amulette d’éternité sacrée. Elle exige le sacrifice de la vie pour apaiser sa colère. Ô Nanorna accepte le sacrifice de la vie de cette impie en compensation.

Il prit la dague sacrificielle présente sous l’autel et s’apprêta à la plonger dans le cœur de Yana. La mercenaire tenta en vain de s’arracher à ses liens. À deux centimètres de sa peau, inexplicablement, il suspendit son geste. En fait, il sembla plutôt à Yana que le temps s’arrêta. Ce n’était pas seulement le grand prêtre qui ne bougeait plus, mais bien toute l’assemblée. Yana tourna sa tête de droite à gauche pour tenter de connaître d’où venait ce changement soudain. Il y avait de la magie là-dedans. Elle devait être puissante pour contrecarrer ainsi les plans et désirs d’une déesse. Une fois de plus, elle testa la solidité de ses liens. Rien n’y fit, elle était toujours prisonnière. Soudainement, un homme apparut à côté d’elle. Mince, mais solide et dur comme l’acier, de grandeur moyenne, les cheveux blonds presque blancs et coupés très courts. Ses yeux étaient d’un bleu étincelant, on aurait dit la mer sous les tropiques. Ils vous donnaient envie de vous y perdre pour l’éternité. Totalement pas son type d’homme pourtant. Elle préférait de beaucoup les hommes plus musclés et bruns, mais pourtant… Il émanait de lui une puissance incroyable et une aura… presque divine ou diabolique, c’était difficile à dire. C’était cette aura de puissance qui l’attira immédiatement. Elle ne s’expliquait pas ses réactions et sensations, mais elle se sentait frémir de désir à la simple idée qu’il puisse la toucher et la faire sienne. Elle n’avait jamais ressenti une chose pareille. Qui aurait cru que Yana d’Outre-Tombe succomberait au coup de foudre sur son lit de mort ? Certainement pas elle. Il y avait surement une magie puissante là-dessous, pourtant, pourtant, elle sentait qu’elle était faite pour cet homme, quel qu’il soit.

L’apparition lui sourit.

  • Et bien… Vous voilà prise dans de beaux draps il me semble, dit-il d’une voix malicieuse.
  • Qui êtes-vous? lui répondit Yana tout de même suspicieuse.
  • Votre sauveur peut-être, il n’en tient qu’à vous.
  • Je n’ai pas pour habitude qu’on me sauve.
  • En effet…mais une fois ou deux n’est pas coutume.

À ces mots, il s’approcha d’elle et lui caressa la joue. Yana fut instantanément subjuguée. Elle se laissa aller quelques instants à cette sublime sensation. Mais au bout de quelques instants à peine, elle cligna des yeux et tenta par de gros efforts de volonté de retrouver ses esprits. Se laisser ainsi sublimer ne faisait pas parti de son caractère et après tout, elle ne savait pas encore à qui elle avait affaire. L’homme remarqua la vitesse à laquelle elle avait récupéré ses esprits, mais il fit comme s’il n’avait rien vu. Cette force de caractère chez la guerrière ne lui déplut pas, bien au contraire. Il avait besoin d’une combattante farouche dotée d’un esprit fort et volontaire à ses côtés pour réaliser ses projets et Yana semblait correspondre en tout point à cette description.

Yana se fit soudain enjôleuse, l’homme serait surement plus facile à manœuvrer si elle semblait avoir succombé à ses charmes.

–     Dites, vous ne pourriez pas me détacher et après on fera tout ce dont vous aurez envie, lui dit-elle d’une voix enjôleuse.

–     C’est possible, mais à une condition.

–     Et quoi encore, dit-elle laissant transparaitre son impatience. Vous voyez bien que je ne suis pas en position de négocier.

Elle sentait la colère monter en elle. Ce crétin arrête le temps, vient soi-disant pour la libérer, mais perd son putain de temps en parlotte inutile. Elle avait plus qu’envie de foutre le camp et était prête à accepter toutes ses conditions, si saugrenues soient-elles.

  • En échange de votre liberté, je veux votre âme, votre amour et votre fidélité inconditionnels.
  • Ouf, rien que ça, s’exclama-t-elle.

Elle prit le temps de réfléchir. Le temps s’étant arrêté, quelques minutes de plus ou de moins d’y ferait aucune différence. Elle sentait en elle une envie irrésistible de ne rien lui refuser. Elle ne se souvenait pas de n’avoir jamais ressenti pareille émotion. Elle ferma les yeux quelques instants. Que pouvait-elle conclure de sa présence, mais surtout de c qu’il avait fait naitre en elle ? Depuis sa soudaine apparition, elle se sentait, comment dire ? Complète, voilà oui, elle se sentait entière pour la première fois de sa vie. Même étant enfant, elle se sentait à part, inachevée, différente des autres. Et là, en quelques secondes à peine, par la seule présence de cet illustre inconnu, voilà qu’elle avait l’impression d’être entière. Comme si elle n’avait plus à se battre pour être quelqu’un. Comment la seule présence de cet homme pouvait lui faire cet effet ? Était-ce un puissant charme, un sortilège? Possible. Un coup de foudre ? Elle en doutait, elle ne savait pas ce qu’était l’amour. Ou simplement qu’elle avait enfin trouvé sa place auprès de quelqu’un qui serait enfin à sa mesure ? Que faire ? Que décider ? Elle regarda le prêtre figé dans une posture grotesque, mais tout de même sur le point de faire pénétrer son poignard dans sa poitrine. Si elle disait non, elle doutait de pouvoir lancer le mot de mort de Raasniito, car ses mains étaient entravées et elle ne pouvait pas faire le geste approprié qui devait accompagner le sort. Ses options étaient minces ou sinon complètement nulle. La sensation de plénitude toujours en elle, cherchant la moindre faiblesse de sa part pour l’inonder. Oh qu’elle avait envie de s’y abandonner. «Et puis merde…». Pour lui, pour maintenir cet effet d’entièreté, elle ferait tout, elle irait partout. Elle se laissa finalement aller à cette sensation.

  • Tout ce que vous voulez, lui dit-elle les yeux dans le vague, cette fois totalement subjuguée, mais en accord avec sa conscience.
  • Vous avez fait tout un affront à cette chère déesse Nanorna. Il ne me sera pas facile de lui faire entendre raison. Mais heureusement pour vous, jolie mercenaire, j’ai quelque chose, ou plutôt quelqu’un, en ma possession qu’elle sera possiblement ravie d’échanger.

Il lui présenta alors une petite boite semblable à celle contenant l’amulette d’éternité.

  • Dans cette boite se trouve l’âme d’un grand prêtre. Alban, Premier grand prêtre de Nanorna. Lui aussi avait convoité l’amulette d’éternité. Mal lui en prit. Bon je vous laisse quelques instants.

Il fit un signe vers le grand prêtre au poignard.

  • Et ne t’en fais pas pour lui, le temps restera suspendu le temps de mes palabres avec Nanorna.
  • Et après ?, demanda Yana.
  • Je prévois de grandes choses pour sceller notre association, lui dit-il avec un sourire.

Puis il disparut. Elle ne connaissait même pas son nom. La mercenaire était légèrement déçue. Elle aurait aimé savoir à qui elle avait affaire. Mais au moins, il avait tenu parole, du moins pour l’instant, car bien qu’elle soit toujours entravée par ses liens, le prêtre quant à lui ainsi que son couteau n’avaient pas bougé.


http://danslestypos.com/2016/08/01/pour-le-meilleur-et-pour-le-pire/

Un peu d’Histoire


Mon article pour Dans les typos ! Bonne lecture.

J’aime beaucoup l’Histoire, celle avec un grand H. Quand j’étais au secondaire, j’appréciais tout particulièrement les civilisations anciennes, vous savez les Romains, la Grèce antique, la civilisation égyptienne et les nombreux dieux qui les accompagnaient. Ces trois sujets étaient mes préférés, venait ensuite le Moyen-Âge. Je m’intéressais assez peu à l’histoire du Canada, la «découverte» des […]

http://danslestypos.com/2016/05/15/un-peu-dhistoire/


*** English article are after french translation***

Bonjour,

Il y a quelques temps déjà, je suis tombée sur cet article (en anglais) de Linda Howe qui parlait des Annales Akashic. Tout de suite cela m’a attiré et attisé ma curiosité. Je viens tout juste d’en terminer la traduction. Je n’ai pas encore essayé la prière dont il est question, mais je compte bien le faire dès que possible. Je vous en donnerai des nouvelles si cela donne des résultats intéressants et qui se partagent.

En attendant bonne lecture, et si cela donne de bons résultats pour vous, ne vous gênez pas pour partager dans les commentaires.

Discover Your Soul’s Path Through the Akashic Records: Taking Your Life from Ordinary to ExtraOrdinary - Linda Howe

Discover Your Soul’s Path Through the Akashic Records: Taking Your Life from Ordinary to ExtraOrdinary – Linda Howe

http://www.healyourlife.com/how-to-access-your-own-akashic-records

Comment accéder à vos Annales Akashic

par Linda Howe

12 août 2015, 15:15

Lorsque j’ai entendu pour la première fois le mot «Akashic», j’ai senti que quelqu’un venait d’enfoncer une note de piano, une note qui était le reflet du son de mon âme. Même si ce mot est étranger à l’Occident, il y avait quelque chose de familier à propos de ce mot sanskrit qui fait référence à la substance première de la vie, duquel provient toute vie.

Depuis 1994, moment où j’ai ressenti cet appel, je me consacre au travail sur les Annales Akashiques, cette ressource spirituelle infinie qui contient le passé, le présent et l’avenir de la vie. Ce que j’y apprends a transformé ma vie. Je voudrais partager quelques faits saillants avec vous, y compris mon processus de prière pour accéder au cœur des Annales Akashiques

Ces dossiers ne servent pas à prédire l’avenir

Une des premières choses que j’ai découvertes est que ces dossiers servent davantage à éclairer, orienter et diriger et non pas pour la divination. Au contraire, l’accent est mis sur nous, vous et moi dans une atmosphère spirituelle inspirée, illuminant et éclairant la puissance présente en nous, pour nous permettre de vivre en tant qu’agents de lumière et d’amour dans le monde.

Qu’est-ce qu’on entend par «spirituelle»?

Avec le temps, j’en suis venu à comprendre qu’elles sont une forme d’expression de l’amour, dans le tissu de notre âme. Les archives nous tiennent prêts pour que nous grandissions dans la conscience inébranlable de notre Unité avec le Divin, et avec la bonté essentielle de notre âme et celle de tout le monde.

Votre droit à la naissance est de devenir de plus en plus conscient de votre âme, la sagesse aimante de l’univers, et de votre unité irrévocable avec la Source de la Vie. Cela semble tiré par les cheveux, mais cela ne l’est pas. Ce droit est disponible et vous le méritez absolument. Vous êtes également tout à fait digne d’une sensibilisation accrue de votre nature spirituelle infinie.

Mais je ne suis pas une voyante

Eh bien, voici de bonnes nouvelles pour vous ! Vous n’avez pas besoin d’être devin pour accéder à vos propres Annalles Akashic! Votre compréhension de la nature de l’Akasha et de son potentiel déterminera la qualité de votre expérience et de votre satisfaction envers votre type de responsabilisation personnelle et des transformations qui vous sont disponibles.

La transformation subtile

Comme exercice, imaginons-nous, vous et moi face à un «océan de conscience Akashic». Nous sommes sur le point de mettre les pieds dans l’eau. Nous utiliserons mon processus de chemin de prière (Pathway Prayer Process) pour accéder au cœur des Annales Akashiques. Il s’agit d’une méthode simple et efficace qui facilite le changement subtil de la conscience régulière vers vos registres Akashic.

  1. Vous aurez besoin de votre nom légal actuel, et ce, peut importe ce qu’il est aujourd’hui, pas de votre nom de naissance.
  2. Lisez à voix haute et une seule fois la Prière d’ouverture, et ce, en utilisant «moi-même», comme indiqué dans la troisième strophe.
  3. Ensuite, revenez à la troisième strophe, et répétez silencieusement deux fois, en utilisant votre nom légal actuel à la place du «moi-même».
  4. Ensuite, annoncer à haute voix, «Les dossiers sont maintenant ouverts».

Voici la prière:
Prière d’ouverture

Je reconnais les Forces de la Lumière

Je demande un guide, une direction et du courage pour connaître la Vérité

Que cela soit révélé pour mon plus grand bien et pour le plus grand bien de tous ceux qui me sont connectés.

 

Oh Saint-Esprit de Dieu,

Protégez-moi de toutes les formes d’égocentrisme,

Et dirigez mon attention sur le travail qui se trouve à portée de ma main.

 

Aide-moi à connaitre (moi-même) dans la lumière des registres Akashic.

Pour voir (moi-même) à travers les yeux des Seigneurs des Annales,

Et permettez-moi de partager la sagesse et la compassion que les maîtres, les enseignants, et les êtres aimés (de moi) ont pour (moi).

Les registres sont maintenant ouverts.

 

Laissez-vous le temps d’expérimenter le fait d’être dans cet espace. Utilisez vos mots pour décrire ce qu’il en est pour vous d’être là, même si cela semble très ordinaire. L’énergie se déplace sur le mot ainsi formé. Vous êtes dans une zone de convergence de la compassion, de la sagesse et de la vivacité, un sanctuaire sacré pour une pratique spirituelle de l’exploration intérieure.

Après quelques minutes, nous allons fermer les dossiers en lisant la prière de clôture à haute voix.

 

Prière de clôture

Je voudrais remercier les maîtres, les enseignants et les êtres aimés pour leur amour et de compassion.

Je voudrais remercier les seigneurs des Annales Akashic pour leur point de vue.

Et je tiens à remercier le Saint-Esprit de la Lumière pour toutes les connaissances et la guérison.

Les registres sont maintenant fermés. Amen.

Les registres sont maintenant fermés. Amen.

Les registres sont maintenant fermés. Amen.

Les dossiers sont maintenant fermés. Amen.

 

Cette prière est juste assez pour vous aider à démarrer. Je sais que vous avez été guidé pour lire ceci, vous pouvez faire un lien profond avec votre âme à travers vos Annales Akashic. Donnez-vous une chance! Ce n’est pas magique, mais une pratique spirituelle impliquant du dévouement, du temps et de l’attention. Si vous voulez aller plus loin, lisez mes livres. Le plus récent est “Discover Your Soul’s Path Through the Akashic Records: Taking Your Life from Ordinary to ExtraOrdinary,”  (Hay House 2015). Profitez de l’un de mes cours. Ne vous privez pas du soutien que vous méritez. C’est une grande joie de partager le chemin avec vous!

 

***English version***

Hi,

Some time ago, I found this article about Akashic Records. Immediatly, I was inspired and I want to share it with you. I don’t try the prayer yet, but I will try it soon. I will share the results with you if it’s interesting.

I hope you will enjoy this article from Linda Howe and if you try the prayer, don’t be shy, and share the results with us.

http://www.healyourlife.com/how-to-access-your-own-akashic-records

How to Access Your Own Akashic Records

Linda Howe

Aug 12, 2015 at 03:15 PM

 

When I first heard the word “Akashic,” I felt like someone had pressed the key on a piano, mirroring the sound of my soul. Even though the word was foreign to this Midwesterner, there was something eerily familiar about this Sanskrit word referring to the primary substance of life—that from which all things are formed.

Since that reverberation in 1994, I have devoted myself to working in the Akashic Records, the infinite, spiritual resource containing the past, present, and future of life. What I am learning, has transformed my life.

I’d like to share some highlights with you, including my Pathway Prayer Process to Access the Heart of the Akashic Records©.

The Records Are Not For Fortune Telling

One of the first things I discovered is that the Records are best used for illumination, guidance, and direction, not for fortune telling. Rather, the emphasis is on us, on you and me in an inspired, spiritual atmosphere, illuminating and igniting the ever-present power within us, living as agents of light and love in the world.

 What Is Meant By “Spiritual”? 

In time, I came to see that it means an expression of love, woven into the fabric of our soul. The Records hold us steady as we grow into unshakeable awareness of our Oneness with the Divine, and the essential goodness of our soul and everyone else’s.

Your birthright is to become increasingly aware of your soul, the loving wisdom of the universe, and your irrevocable oneness with the Source of Life. Sounds over the top, but it’s not. It’s available, and you absolutely deserve it. You are also totally worthy of increased awareness of your infinite spiritual nature.

But I’m Not Psychic 

Well, here’s great news for you: You don’t have to be psychic to access your own Akashic Records! Your understanding of the nature of the Akasha and its potential determines the quality of your experience and satisfaction with the type of personal empowerment and transformation available.

The Subtle Shift

For our purposes, consider the two of us standing at an “Ocean of Akashic Awareness,” and we are about to put our feet into the water. We’ll be using my Pathway Prayer Process to Access the Heart of the Akashic Records©, a simple, effective method that facilitates the subtle shift from regular awareness into your Akashic Records.
Here’s the Prayer:

Opening Prayer
And so we do acknowledge the Forces of Light
Asking for guidance, direction, and courage to know the Truth
As it is revealed for our highest good and the highest good of everyone connected to us.

Oh Holy Spirit of God,
Protect me from all forms of self-centeredness
And direct my attention to the work at hand.

Help me to know (myself) in the Light of the Akashic Records,
To see (myself) through the eyes of the Lords of the Records,
And enable me to share the wisdom and compassion that the Masters, Teachers, and Loved Ones of (me) have for (me).

The Records are now open.

 

Closing Prayer
I would like to thank the Masters, Teachers, and Loved Ones for their love and compassion.
I would like to thank the Lords of the Akashic Records for their point of view.
And I would like to thank the Holy Spirit of Light for all knowledge and healing.
The Records are now closed. Amen.
The Records are now closed. Amen.

The Records are now closed. Amen.

 

How to process

  1. You’ll need your current legal name, whatever it is today, not your birth name.
  2. Read the Opening Prayer from top to bottom out loud one time, using “myself” as indicated in the third stanza parentheses.
  3. Next, return to the third stanza, repeating silently two times, using your current legal name.
  4. Then, announce out loud, “The Records are now open.”

Let yourself experience being in this space. Use your words to describe what it’s like for you to be here, even if it seems very ordinary. Energy travels on the formed word. You are in a convergence zone of compassion, wisdom, and aliveness, a sacred sanctuary for a spiritual practice of inner exploration. After a few minutes, let’s close the Records by reading the Closing Prayer out loud.

This is just enough to get you started. I know that since you were guided to read this, you can make a profound connection with your soul through your Akashic Records. Give yourself a chance! This is not magic but a spiritual practice involving dedication, time, and attention. If you want to go deeper, read my books; the most recent being “Discover Your Soul’s Path Through the Akashic Records: Taking Your Life from Ordinary to ExtraOrdinary,” (Hay House 2015), enjoy one of my classes. Don’t deny yourself the support you deserve. It’s my great joy to share the Path with you!

 

 


Cette musique m’enchante. C’est tellement beau que je devais vous le partager. Elle s’appelle Espoir. Son compositeur, Gregory Herbert, a aussi une histoire touchante, peut-être la raison pour la quelle sa musique est si pleine d’espoir. Je la fais jouer en boucle depuis tout à l’heure. Elle me met du baume au cœur. Un petit coup de cafard ce soir… Rien de grave je vous rassure. Juste un petit coup de blues, de solitude, de deuil, de peine et des larmes. Cette musique si douce soulage ma peine.
Si vous recevez ce blogue par courriel et que vous ne voyez pas la vidéo incluse, prenez la peine de venir sur le site de mon blogue pour l’entendre. Vous ne le regretterez pas.
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This music calms me . It is so beautiful that I had to share it with you. The title is Hope . Its composer, Herbert Gregory , had also a touching story, perhaps the reason for which his music is so full of hope. I play this music in continuous for a while now. It’s put balm on my heart. A little bit of sadness tonight … Nothing serious, I assure you. Just a little bit of blues , loneliness , grief , sorrow and tears. This sweet music soothes my pain.
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Les guerriers du chaos – Volume 1 – L’amulette d’éternité

Chapitre 8

Après un moment, Danak se réveilla devant le corps exsangue du Grand maître. Il se souvenait de tout bien que cela ne fût pas toujours le cas après que son maître eut pris possession de son corps. Il avait été inconscient un certain temps et Nazgaroth était depuis retourné quelque part sur un autre plan astral. Danak se sentait encore un peu confus et bien que son corps eut encore besoin d’un moment de repos pour se remettre de la possession, le guerrier n’avait pas le temps de s’attarder sur les lieux.

Son seigneur possédait maintenant l’âme du vieux sorcier, ancien grand prêtre de Nanorna. Danak ne savait pas trop cependant ce que Nazgaroth comptait en faire. Il allait se débarrasser du corps lorsqu’il reçut une subite décharge électrique qui le cloua sur place. À l’évidence, le démon ne voulait pas qu’il y touche. Danak s’assura néanmoins de ne laisser aucune trace de son passage et quitta prestement l’antre d’Alban.

En se dirigeant vers l’auberge, il espérait que Yana fut encore endormie. Il estimait sa potion suffisamment puissante pour que Yana ne se soit pas encore réveillée. Devant la porte de l’auberge, il hésita. Un petit doute subsistait dans son esprit sur l’efficacité de sa potion. Son maître souhaitait-il qu’il demeure encore avec Yana un certain temps ? Il ferma les yeux un bref instant. Non, elle devrait se débrouiller seule, estima-t-il. Pourtant, en se remémorant tous les événements de cette comédie savamment orchestrée dès le moment où il l’avait rencontré, il se dit que son maître ne devait pas avoir manigancé tout cela pour rien. Et puis malgré tout, il aimait bien la mercenaire.

Il était encore incertain de ses prochaines actions lorsqu’après avoir emballé ses affaires dans sa chambre, il se dirigea vers la sortie de l’auberge. Yana était en train de manger dans la grande salle. Tant pis pour son escapade en douce.

  • Je me demandais si tu allais revenir ou non, l’aborda la mercenaire.

Danak s’assit en face d’elle et prit un morceau de pain qu’il beurra copieusement.

  • Je me suis renseigné auprès de l’aubergiste, débuta Danak. Et il m’a recommandé un capitaine qui accepterait probablement de nous faire traverser la mer des Tranquillités jusqu’aux Territoires inconnus.

Il mastiqua son pain quelques temps puis il reprit la parole.

  • Son bateau part dans une heure, donc on mange et puis on met les voiles, littéralement, ajouta-t-il sur un éclat de rire.

  • Quel sens de l’humour…, répondit Yana avec sarcasme.

Danak héla la serveuse pour se commander une bière et un petit déjeuner.

Painting by Cornelis de Vries From the book: Classic Sailing Ships By: Kenneth Giggal http://azurarpg.forums-actifs.com/t16-cap-taine-avilda

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Trente minutes plus tard, ils étaient en direction du port de Termina. Ils trouvèrent rapidement le bateau que l’aubergiste leur avait recommandé. En fait, ce ne fut pas très difficile, c’était le seul bateau encore à quai. Il était encore tôt, mais déjà tous les pécheurs étaient en mer. Il ne restait que ce vieux rafiot, un trois mats qui avait l’air bien entretenu, mais pas de la première jeunesse. Des marins montaient et descendaient la rampe d’accès avec des boites. Danak et Yana montèrent à bord et trouvèrent le capitaine en train de vérifier sa liste de marchandises. Celui-ci leva la tête à leur approche et les détailla des pieds à la tête avec un regard particulièrement concupiscent pour Yana.

  • Dégagez ! On ne prend pas de passagers, dit-il.

Danak ne tint pas compte de ses propos et entama les négociations pour leur passage à bord du navire.

  • Nous avons besoin de traverser la mer des Tranquillités. Pouvez-vous nous déposer sur la plage de la forêt des Cent corps ?

  • Vous voulez que je vous dépose dans les Territoires inconnus ? Vous êtes fous ou particulièrement stupides. J’espère que vous avez de quoi payer votre passage parce que je ne fais pas la charité et je n’ai pas pour habitude de prendre des passagers, encore moins pour aller dans cette zone de perdition.

Le capitaine était un gros homme. En fait, le qualifier d’énorme serait plus près de la réalité. Ses cheveux, le peu qu’il lui restait, étaient coupés ras, mais il avait la moustache et la barbe longues et bien fournies. Bien que l’air marin fût relativement frais, le gras capitaine était manifestement en sueur, car son surcot montrait de larges tâches d’humidité.

  • Nous avons tout ce qu’il faut pour monnayer notre passage.

Sur ce, Yana sortit une bourse rondelette et la remis entre les mains du capitaine. Celui-ci l’ouvrit avidement et siffla de surprise. La somme était plus que suffisante. Il mit la bourse à sa ceinture et héla d’un des matelots.

  • Hey toi ! Conduis nos deux passagers à la cabine des «invités».

Le petit marin répondit par un sourire édenté et fit ce que son capitaine lui demandait. «Encore deux lascars que notre bon gros capitaine Gonzo va se faire un plaisir de plumer», se dit-il en son for intérieur.

La cabine était exiguë, mais semblait relativement confortable bien que spartiate. On y trouvait une petite table, deux chaises et deux lits superposés. Il y avait également une grande malle pour ranger les effets personnels des invités. Le tout ne devait pas faire plus de trois mètres carrés. Le marin les avisa que le navire quitterait le port d’ici au maximum une heure et que le repas du soir leur serait servi directement dans leur cabine, alentour de 18h00, puis il quitta la pièce en refermant la porte derrière lui. Yana et Danak s’installèrent tant bien que mal. Dès que le navire quitta le port, les deux compagnons remontèrent sur le pont.

Leur passage sur le trois-mâts serait relativement court, car en fin d’après-midi du lendemain, ils seraient en théorie déposés sur la plage, à l’orée de la forêt des Cent corps. Le Grand temple de Nanorna se trouvait en son centre. Selon Yana, traverser cette forêt maudite à la nuit tombée était carrément suicidaire, elle avait donc proposé à Danak de bivouaquer sur la plage et de s’introduire dans la forêt au petit matin. N’ayant pas reçu d’autres instructions de Nazgaroth, Danak approuva.

Malheureusement, les choses ne se passèrent pas comme ils l’avaient prévues. Dès que Yana se retrouva seule sur le pont supérieur, le capitaine Gonzo commença ses manœuvres de séduction. En plus de son physique plus que repoussant aux yeux de la mercenaire, l’hygiène du gras capitaine laissait clairement à désirer. Même si Yana était habituée aux tentatives libidineuses des hommes qu’elle rencontrait dans ses aventures, celles de Gonzo l’écœuraient au plus haut point. Non seulement était-il gras, suant et malodorant, mais en plus, ses habits étaient visiblement sales et ne semblaient pas avoir été entretenus depuis des lustres. Yana avait toujours été coquette et propre de sa personne, et ce, malgré sa vie de mercenaire et d’aventurière. Ce goût de la propreté lui venait de son enfance passée dans les temples de Nanorna où la propreté, tant des lieux que des personnes, avait la plus grande importance. Nanorna, malgré tous ses défauts et exigences perverses, macabres ou carrément sanguinaires, était une déesse immaculée et elle en exigeait de même de ses fidèles.

Pour la plus grande frustration de Yana, toutes ses tentatives d’évitement s’avérèrent toutes plus infructueuses les unes que les autres. Gonzo ne cessait de la poursuivre de ses ardeurs, peu importe où elle se trouvait. Bien que ce ne fût pas dans ses habitudes, Yana se faisait violence pour ne pas carrément assassiner ce gras et dégoûtant capitaine. Elle et Danak étaient les seuls passagers à bord et ni l’un ni l’autre n’avait de notion en navigation. De plus, si elle tuait le capitaine qui sait ce que les marins leur feraient subir en représailles. Elle était de taille pour en affronter deux ou même trois de front, mais certainement pas tout l’équipage. Elle ne tenait pas à se faire jeter à la mer ou pire. Par ailleurs, elle devait être en forme pour traverser la forêt des Cent corps, qui avait une très mauvaise réputation. On la disait peuplée de créatures gigantesques et monstrueuses. On racontait même qu’elle prenait son nom d’une escouade de cent soldats qui y avaient tous péri d’horrible manière. Ainsi Yana se montra-t-elle relativement patiente avec le capitaine et essaya tant bien que mal de le décourager sans pour autant le mettre en colère. Danak quant à lui, prenait grand plaisir à la situation. Voir Yana se contenir de cette manière le faisait bien rigoler. Bien sûr, il n’en montrait rien à la mercenaire, car la seule fois où il avait voulu s’interposer dans les manigances du capitaine, lui avait valu une réplique acerbe de Yana qui ne tolérait pas qu’il joue au preux chevalier avec elle. Elle avait encore en mémoire l’épisode embarrassant du cadavre de l’ogre. Si bien que maintenant, il observait avec amusement les tentatives infructueuses de rapprochement  du capitaine Gonzo.

Cependant, au bout de quelques heures, Yana en avait plus qu’assez d’avoir à repousser constamment les avances de Gonzo. Ce qui la rendit vraiment très irritable. À défaut de pouvoir frapper le capitaine, elle en fit voir de toutes les couleurs à Danak ainsi qu’avec tous les matelots qui l’approchèrent de près ou de loin. Danak, que les joutes amoureuses du capitaine amusaient au plus haut point, se demanda s’il n’était pas temps d’intervenir. Bien qu’il ne fût pas contre l’idée de voir le puant Gonzo se faire saigner comme un porc qu’on égorge, se retrouver avec tous les marins sur le dos et jeté à l’eau lui semblait une perspective peu reluisante. La mer devait être infestée de requins mangeurs d’hommes dans les environs et une rencontre face-à-face avec une telle créature ne le tentait guère. Lorsqu’il senti sa compagne à la limite de laisse libre court à une explosion de fureur sanglante, il s’interposa entre elle et le capitaine.

  • Mon cher capitaine, dit-il en prenant le bras de Gonzo et en l’attirant à quelques distances de Yana encore rouge de frustration, dites-moi comment se porte le commerce ces temps-ci ? J’ai entendu dire que les relations commerciales entre Termina et Fourmina avaient reprises. J’imagine que cela doit être bon pour les affaires.

Le capitaine détourna les yeux de l’objet de ses désirs pour regarder son interlocuteur.

  • Hum… hum, dit-il en s’éclaircissant la gorge et en prenant un air pompeux. Oui, oui, mais vous savez, il y a beaucoup de concurrences. Les nouvelles se sont vites répandues et tous les plus hardis ont lancé leur navire vers Fourmina dès que la rumeur s’est répondue. Si bien, que malgré tout, vous savez, tout coûte cher de nos jours et les bons marins difficiles à trouver. J’en suis rendu à engager des saoulons, mais qui demandent peu. Votre gracieuse bourse nous sera bien utile pour rafraîchir mon bateau et ainsi prendre les devants face à mes déloyaux concurrents qui ne se gênent pas pour abaisser honteusement leurs prix.

Et le capitaine Gonzo lancé sur son sujet de prédilection, c’est-à-dire le commerce maritime, discourut avec Danak pendant de longues minutes. Ce qui laissa le temps à Yana de s’enfermer dans la cabine pour prendre un moment de repos loin de son admirateur concupiscent.

Le soleil finit sur se coucher sur les flots et on sonna le repas du soir. Danak entra dans la cabine. Yana était étendue sur sa couchette.

  • On est invité à la table du capitaine, dit-il. Il m’a dit que tu aurais le grand honneur d’être assise à sa droite. Une place de marque parait-il.

Elle regardait fixement le plafond et ne répondit pas. À l’idée d’être assise si près du capitaine, elle hésitait entre se jeter tout de suite par-dessus bord ou faire un carnage dans la salle à dîner. Tant qu’à mourir, autant le faire dans le sang, se dit-elle. Malheureusement, cela signifierait aussi qu’elle mourait sans avoir mené sa mission à bien et l’idée d’abandonner si près du but lui était insupportable. Elle se leva donc et entreprit de faire brièvement sa toilette. Ne serait-ce que pour enlever l’odeur de l’horrible capitaine qu’elle avait l’impression de sentir partout sur elle. Danak fit de même, mais pas pour les mêmes raisons. Le capitaine l’avait avisé qu’il aimait que ses convives soient bien habillés lorsqu’il recevait des invités à sa table. Lorsqu’ils furent prêts, ils sortirent de leur cabine et se dirigèrent vers celle du capitaine. Yana s’y rendait visiblement avec réticence alors que Danak trouvait la situation très amusante.

Un matelot les fit entrer dans la cabine du capitaine. Les appartements de celui-ci étaient spacieux et richement décorés. Gonzo se leva à leur arrivée et les invita gracieusement à s’asseoir à sa table. Mis à part les deux aventuriers et le capitaine, s’y trouvait également le second et son adjoint. Une coupe de vin rouge se trouvait devant la place de chacun des convives. Aussitôt assise, Yana s’empressa de vider son verre. Si elle devait supporter ce gros porc toute la soirée, autant être saoule aussi vite que possible. Un petit mousse lui remplis son verre aussitôt. Après son troisième verre, elle se rendit compte que tous la regardait.

  • Quoi ?, s’exclama-t-elle. J’avais soif.

Cela mis fin au silence et le second pris la parole.

  • Alors dites-moi, qu’allez-vous faire dans les Terres interdites ? À ce qu’on dit ce n’est pas un endroit très accueillant.

  • Et bien comme tous les aventuriers, nous allons chercher fortune, répondit Yana.

  • N’y a-t-il pas le Grand temple de Nanorna quelque part dans les environs ?, ajouta le capitaine.

Danak ne disait pas un mot et se contentait de regarder Yana. Cependant, il ne pensait pas que cela soit une bonne idée de dévoiler le but principal de leur mission au capitaine.

  • Oui, en effet, c’est ce qu’on dit, mentionna Danak. Mais nous prévoyons simplement suivre la côte et nous rendre à l’île de la Vierge.

La capitaine sentent une affaire lui passer sous le nez ajouta :

  • Vous savez… moyennant un petit supplément, nous pourrons simplement vous y déposer.

Yana s’étouffa avec sa gorgée de vin et Danak s’empressa de reprendre la parole pour éviter que sa comparse ne dise une bêtise.

  • Non, non, je vous remercie. Nous allons parfaitement nous débrouiller en longeant la côte.

La capitaine n’insista pas et dévia la conversation sur un autre sujet. Mais Danak ne fut pas dupe, le capitaine mijotait un sale coup c’était certain. Yana l’avait aussi remarqué, mais concentrait tout son attention sur le repas pour éviter de trancher la main du capitaine qui avait la fâcheuse tendance à tripoter sa cuisse. La suite du repas se déroula sans anicroche et aussitôt que Yana eut terminé son dessert et son dernier verre de vin, elle se leva prestement et quitta ses hôtes sans aucun au revoir. Lorsqu’elle quitta la pièce, Danak se leva à son tour et s’inclina profondément devant le capitaine.

  • Capitaine Gonzo, je vous remercie, ainsi qu’au nom de ma compagne, pour ce succulent repas et votre excellente compagnie.

Lorsque Danak eut quitté la pièce. Gonzo fit signe à son second.

  • Assure-toi qu’ils ne quittent pas leur cabine de la nuit. Au petit matin, lorsque le poison aura fait son effet, nous les jetteront à la mer et nous garderons pour nous leur précieuse bourse.

Son second approuva de la tête et s’empressa de donner des ordres à cet effet.

En arrivant dans leur cabine, Danak remarqua que Yana était assise sur son lit et se tenait la tête entre les mains.

  • Merde… J’ai un méga mal de bloc et l’estomac tout en l’envers. Je n’aurais pas dû boire autant de vin.

  • Ce n’est pas le vin, dit Danak. C’est le poison. Il donne les mêmes symptômes qu’une indigestion, mais en fait au petit matin, nous serons morts.

  • Quoi ! Ce gros débile nous a empoisonnés ! Mais pourquoi ? … Ah non… Je sens que je vais être malade. Donne-moi la corbeille vite !

Danak ne bougea pas d’un pouce et Yana se jeta péniblement sur la poubelle en osier où elle déversa tout son repas. Elle se traîna ensuite péniblement jusqu’au lit et gémit pendant de longues minutes. Danak resta sur le pas de la porte jusqu’à ce qu’il entendit un cliquetis dans la serrure. Parfait, ils étaient maintenant embarrés dans leur cabine. C’est alors qu’il sorti une fiole d’une de ses poches. Il fit quelques signes et prononça quelques paroles intelligibles. Yana était si malade qu’elle ne se rendit compte de rien. Au bout d’une dizaine de secondes le liquide devint bleu puis redevint aussi transparent que de l’eau. Danak tendit alors la fiole à Yana.

  • Tiens bois ça. Ça va prendre quelques temps, mais tu seras suffisamment sur pied au matin lorsque nous devrons affronter ces bandits.

Yana regarda la fiole avec suspicion. D’une voix blanche, elle lui demanda pourquoi il ne vomissait pas tripes et boyaux comme elle venait de le faire et qu’elle s’empressa de refaire à nouveau juste après avoir terminé sa phrase.

  • Disons que j’avais prévu le coup. À ta place, je boirais ce liquide immédiatement. Il va apaiser tes maux de cœur. Le poison que tu as ingéré est vraiment puissant. Heureusement pour toi, mon remède l’est également, mais il faut le prendre rapidement après l’apparition des premiers symptômes sinon… et bien tu seras morte d’ici quelques heures soit en certaine et je peux t’assurer que ton trépas ne se fera pas dans la douceur.

Elle lui lança un coup d’œil soupçonneux, mais elle avala tout de même le liquide transparent. Et lorsque cela fut fait, elle sombra dans l’inconscience. Danak sourit et en profita pour jeter la corbeille par le hublot de leur modeste cabine. Il ne supportait pas l’odeur âcre du vomit. Puis il s’étendit dans son lit et attendit.

Quelles heures avant l’aube, le guerrier réveilla Yana. Elle avait encore l’air groggy, mais elle reprit rapidement ses esprits et elle se leva avec entrain.

  • Wow! C’est du solide ton remède! Va falloir que tu me donnes la recette, dit-elle d’un air guilleret.
  • À la fin de cette folle aventure, je pourrais même te signer un autographe si tu veux. En attendant, il faut quitter ce bateau au plus vite. L’aube approche et dans peu de temps, les marins et leur charmant capitaine vont venir vérifier l’efficacité de leur tendre poison.
  • Qu’est-ce que tu proposes?
  • On doit sortir en douce de la cabine et prendre la mer avec leur petite chaloupe. On est suffisamment près de la côte pour que ça ne nous cause pas trop de problème. Mais va falloir faire une diversion si on ne veut pas se faire repérer trop rapidement. S’ils nous tirent dessus dans notre petit canot, c’est sur qu’on va couler à la première salve.

Yana sourit d’un air diabolique.

  • On va mettre le feu à leur foutu rafiot. Je vais faire cramer tous ces salopards et plus spécialement cet exécrable Gonzo!

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